Jour 11

 JOUR 11

Au matin, il est réveillé par la cohue. Le pont-levis est rabaissé, la herse est remontée. Une file s'est formée à l'extérieur du château. Son voisin est en train d'atteler son animal. 

" Bien dormi ? demande-t-il à Adam qui émerge doucement. 

- Bien, merci. Et vous ? 

- Oui ! Regardez à l'arrière de la charette. Vous y trouverez un tonneau sur lequel est fixé un petit tuyau. Retirez-en le bouchon et débarbouillez-vous. 

- D'accord, merci. 

Un instant plus tard, Adam revient, rafraîchit, puis dit : 

- Bon, et bien... Allons nous placer. 

- Passez devant ! 

- D'accord. "

L'entrée de la forteresse est gardée par des hommes armés. C'est au tour d'Adam. 

" Bienvenu au château, étranger. Veuillez décliner votre identité et la raison de votre venue, dit l'un des gardes. 

- Adam de Ipeastre. Je suis là pour visiter. 

- Et vous comptez séjourner ? 

- C'est possible. Je ne sais pas encore. 

- A l'intérieur, vous trouverez une auberge et de quoi vous restaurer. 

- D'accord. 

- Vous pouvez entrer. 

- Merci. "

Adam passe le seuil. Un grand donjon trône au mileu de différentes bâtisses formant un village. Celui-ci est accolé à une falaise rocheuse sur sa face nord, et est entouré par d'épaisses murailles sur ses autres ailes. 


--> Adam a l'épée d'Osgoth, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector et une bourse contenant 693 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, trois brigands.


A l'intérieur, c'est l'effervescence. Des ménestrels jouent de la musique, des gens vont et viennent, l'ambiance est à la convivialité. Les visiteurs sont venus des quatre coins de la contrée et pour certains, de plus loin encore.

Tout en observant son environnement, Adam cherche le moine du regard. Ne connaissant pas les lieux, il demande la direction de la taverne. On le lui indique puis il y va. A l'intérieur, c'est bondé de monde. Il se dirige au comptoir et c'est la patronne des lieux qui l'accueille. 

" Bonjour mademoiselle, je cherche le livreur de bière, l'avez-vous vu ? 

- Vous parlez du moine ? 

- Oui...

- Il est passé très tôt ce matin. 

- Savez-vous ensuite où il est allé ?

- Je ne saurais vous dire. Peut-être est-il parti livrer le cusinier du Seigneur des lieux. 

- Je vous remercie pour ces renseignement. 

- Je vous en prie. 

- Au revoir. 

- Au revoir. "

Adam quitte la taverne et se dirige vers le donjon. L'entrée est gardée par deux soldats. Ils l'interrogent :

" Qui êtes-vous ? 

- Je m'appelle Adam. Je cherche le moine livreur de bière. 

- Il n'est pas à l'intérieur. 

- Peut-être se trouve-t-il à la cuisine ? 

- Il est passé ce matin puis est reparti.

- Oh ! Pardonnez-moi pour le dérangement. "

Adam repart. Il continue à scruter l'endroit. Soudain, il aperçoit un homme vêtu d'une manière similaire à celle de l'homme qu'il recherche. Il l'interpelle : 

" Pardonnez-moi, j'ai besoin d'un renseignement. 

- Comment puis-je vous aider, jeune frère ?

- Je cherche un moine. 

- Je suis moine. 

- Pardon, je voulais dire que je cherche le moine qui m'a accompagné jusqu'ici. 

- A moins qu'il n'ai eu quelques empêchements, je suppose que vous le trouverez au temple. 

- Je n'y avais pas songé. Et où se trouve le temple ? 

- Continuez tout droit, il se trouve sur votre gauche, au bout de ce chemin. 

- Merci de votre aide. 

- Que le Destin vous guide. "

Adam se dirige en pensant aux instructions indiquées par le moine. Il trouve le temple et y entre. Il voit le moine assis sur un banc. Il va à sa rencontre.

" Bonjour !

- O ciel miséricordieux, mes prières ont été exaucées. Vous êtes sain et sauf !

- Comme vous le voyez.

- Pardonnez ma lâcheté, j'ai eu si peur que je ne contrôlais plus mes gestes. 

- Vous n'avez rien à vous faire pardonner. C'est moi-même qui vous ai dit de fuir. 

- J'aurais dû rester, je suis terriblement navré. 

- Au contraire, en partant, vous m'avez grandement aidé. 

- Que voulez-vous dire ? 

- En percutant l'un des brigands, vous avez permis de détourner le regard de ses complices. C'est grâce à vous si nous sommes encore en vie. 

- Etes-vous parvenus à les faire fuir ? 

- D'une certaine manière, oui. 

- Que le ciel soit loué. Juste avant de venir au temple, j'ai parlé de notre mésaventure au chef des gardes. Il m'a dit qu'il enverrai des officiers pour vous retrouver. 

- Il n'y a plus qu'à l'avertir du fait que ce n'est pas nécessaire. 

- Allons-y ensemble. "

Le moine et Adam marchent vers la tour des gardes. Les soldats, qui se trouvent à la porte, font appeler le capitaine qui en descend. 

" Oui moine ? Vous vouliez me signaler autre chose ?

- L'ami dont je vous ai parlé vient de se manifester. 

- Vous m'aviez pourtant dit qu'il étaient trois hommes armés. 

- Un miracle s'est produit. Mon ami les a fait fuir. 

Le capitaine se tourne vers le jeune homme. 

- C'est vous qui avez mis des brigands en déroute ? 

- Puis-je seulement me défiler ? Oui, c'est bien moi. 

- Autant de courage à un si jeune âge...

Adam se confond dans un sentiment de gêne. Le capitaine reprend : 

- Vous comptez rester dans le coin ? 

- Je ne sais pas. 

- J'ai besoin de votre présence pour effectuer le rapport. 

- Je comprends. 

- Revenez me voir en fin de journée. 

- D'accord. "

Ils se saluent puis les voyageurs se dirigent d'un pas lent vers l'allée centrale, là où se trouvent différents commerces couverts. Sur le chemin, ils discutent. C'est Adam qui prend la parole : 

" A propos, j'ai oublié mon arc dans votre voiture. 

- Oui, c'est vrai, je l'ai remarqué en déchargeant les fûts. 

- Et où vous-êtes vous garé ?

- On m'a autorisé à installer la charette dans les écuries. 

- Et vous avez tout vendu ? 

- Oui, tout.

- C'est la première fois que vous êtes importuné de la sorte lors d'un trajet ? 

- Dieu m'est témoin, jamais auparavant je n'avais été confronté à de tels brigands.

- C'est curieux quand même...

- Quoi donc ? 

- Que des individus puissent s'en prendre à des hommes de piété. 

- L'ivresse du désarroi en poussent certains à commettre le pire. 

- Oui mais quand même ! Vous passez votre temps à prier pour la paix sur Terre... Cela se sait... Tout le monde le sait... Du plus honorable au plus méprisable... Et pourtant, certains n'ont pas hésité à tenter de vous détrousser. 

- Gageons que ça ne se reproduise plus. 

- Quand avez prévu de repartir ? 

- Je devrai déjà être sur la route. 

- Je ne voudrais pas vous retarder mais je voudrais vous présenter quelqu'un. 

- Soit ! "

Les deux hommes arrivent au marché à ciel ouvert. Adam cherche du regard. Il voit alors le marchand entouré de plusieurs clients. Ils s'approchent et observent les articles proposés par l'itinérant. 

Le moine semble intéressé par la pile de parchemins qu'il découvre sur la table, aussi blancs que du coton et aussi fins que des feuilles d'arbre. Profitant d'un moment d'accalmie, il s'adresse au vendeur : 

" Bonjour commerçant !

- Bonjour Moine. 

- Qu'est-ce donc ? demande le moine, tout en montrant ce qu'il pense être un parchemin novateur.

- De là où je viens, on appelle cela du papier, d'autre appellent cela du papyrus. 

- Du papier ? 

- Tout à fait. 

- Quelle chose extraordinnaire ! Comment est-ce fabriqué ? 

- Je ne peux vous dire les détails mais du peu que j'en sais, cela est conçu à partir de fibres de lin.

- Je me dois d'en apporter à mes supérieurs. Ils doivent voir cela. 

- Je peux vous faire un prix si vous en prenez plusieurs. 

- Nous devons en discuter. Pourriez-vous passer à l'abbaye ? 

- J'y serai dès que possible.

Le moine détaille le parcours que le marchand doit effectuer pour le retrouver puis dit : 

- Je vais vous acheter un exemplaire. 

- Très bien. 

La transaction effectuée, le moine pose une nouvelle question : 

- Et celà, qu'est-ce ? 

- Il s'agit d'un céréal, on appelle celà du riz. 

- Formidable !

- Et celà ? 

- Je ne saurais vous dire s'il s'agit d'un légume ou d'un fruit. On appelle celà tomate. Elles étaient vertes quand je les ai trouvées, et les voilà devenues rouges.

- Tomate ? Quel drôle de nom. 

- Et ce végétal, qu'est-ce ? 

- C'est une sorte de pomme qui pousse sous la terre. Quand je les ai achetées, il n'y avait pas ces tiges qui en sortaient. Elles sont devenues molles, probablement à cause du voyage.  

- Je suppose qu'il faudrait les replanter.

- Certainement.

- Et ces pierres ? 

- Elles viennent toutes de contrées différentes. 

- Je ne peux malheureusement pas davantage rester. Il faut absolument que vous veniez nous voir. 

- Comptez sur moi. "

En voyant Adam, le marchand le salut : 

" Tout se passe bien ?

- Oui ! Et de votre côté ? 

- C'est un bon endroit pour faire des affaires. 

- Ravi de l'entendre. 

- Vous comptez rester un peu ? 

- Au moins une nuit. Après, j'aviserai. Et vous ? 

- A ce rythme, j'aurai vendu la moitié de mes articles d'ici la fin de la journée. Je suppose que je reprendrai la route rapidement. 

Le moine les interrompt :

- Au cas-où, vendez-moi quelques plants de ces pommes, ainsi que plusieurs tomates. Je voudrais également un petit sac de riz. Quant au papier, il faudrait que vous nous en gardiez pour lorsque vous viendrez nous voir.

- C'est entendu. Je m'occupe de tout ça. 

Le moine et le marchand effectuent une nouvelle transaction. Adam prend la parole : 

- Moi aussi, je vais vous acheter un papier s'il-vous-plaît. 

- Voilà, tenez. 

- A propos, vous reste-t-il des colliers de viande séchée ? 

-Bien sûr. Vous en voulez combien ? 

- Je ne sais pas trop, une dizaine peut-être. 

- Je vous en met douze, ça ira ?

- Oui, d'accord.

- Je vous offre un petit sac pour que vous le conserviez à l'intérieur. 

- C'est gentil, merci. Je vous dois combien ? 

- Je vous fais le papier pour 10 sous. Et pour la viande, ça fera 20 sous.

Adam donne l'argent nécessaire au marchand. Ce dernier reprend :

- J'ai appris qu'on allait donner une représentation sur la place ce soir, vous en serez ? 

- Et bien... Je suppose que oui. 

- Alors à ce soir ! "

Le moine remercie le marchand ; celui-ci fait de même. Adam range ses achats et remercie le marchand qui lui réplique. Les deux hommes se dirigent à l'écurie. Adam récupère son arc et son carquois rempli de flèches. De son côté, le moine arnache ses chevaux puis s'installe sur sa charette. Adam l'accompagne jusqu'à la sortie du château. Le moine annonce à Adam qu'il sera toujours le bienvenue à l'abbaye puis prend la route. 


--> Adam a l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 25 flèches, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, une feuille de papier, 12 morceaux de viande séchée, ainsi qu'une bourse contenant 663 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, trois brigands.


A dos de cheval, deux gardes en armure entrent dans l'enceinte du château. Instinctivement, Adam se dit qu'il doit s'agir des soldats envoyés pour le rechercher. Il se rappelle alors de son rendez-vous en fin de journée. 

Pour passer le temps, Adam choisit de s'entraîner au tir à l'arc. Pour ce faire, il va en direction de la forêt. Il ne compte pas y pénétrer, mais simplement trouver un tronc d'arbre sur lequel il pourra s'exercer en toute tranquilité.

Quelques instants plus tard, il se retrouve dans une clairière jouxtant la forêt. Il fait beau ; personne d'autre que lui ne se trouve dans le périmètre. Il choisit un arbre dont le tronc est suffisamment large, y fait une marque avec son épée, s'écarte de dix pas depuis celui-ci, et pose ses affaires sur le sol. Il ne conserve que son arc et son carquois rempli de flèches. 

Il se rappelle de la manière dont Hector tenait son arme puis démarre son entraînement. Ses tirs sont parallèles à la lisière de la forêt. Quand il n'a plus de flèches, il va les ramasser puis recommence. Au fil des séries, Adam s'améliore. Il recule de cinq pas puis recommence. 

Adam a pris le rythme et la confiance s'immisce dans son esprit. Il recule à nouveau de cinq pas afin de poursuivre sa progression. Il décoche une, deux, puis trois flèches et ainsi de suite. Voilà qu'il ne lui reste qu'une flèche avant de faire une pause. 

Il bande son arc, ferme un oeil et oriente sa visée de manière à atteindre la marque circulaire. Il s'apprête à relâcher la corde quand, soudain, il constate avec effarement qu'une flèche, qui ne lui appartient pas, vient se planter sur sa cible. 

Il se retourne, regarde à gauche et à droite, mais ne voit personne. Son inquiétude est alors contrebalancée par l'idée selon laquelle le tireur n'aurait pas visé le tronc si ce dernier avait voulu le tuer. Adam va jusqu'à l'arbre puis en retire la flèche, non sans difficulté. Celle-ci à une pointe différente que les siennes. Se rappelant de sa conversation avec le forgeron, il se dit qu'il doit s'agir d'un alliage spécifique, alors que ses flèches à lui ont une pointe faite de fer. 

" Si l'inconnu veut se montrer, il le fera. Dans le cas contraire, c'est qu'il s'agit sûrement d'un plaisantin " , se dit Adam intérieurement. Il ramasse ses affaires puis va s'asseoir au pied de l'arbre sur lequel il s'est exercé. Il a soif, et se rend compte qu'il lui faut une gourde. Ce n'est pas la première fois qu'il y songe mais il a encore oublié d'en acheter. Il voudrait noter cette idée sur son nouveau papier, mais il n'a ni plume, ni encre. 

De son sac, il en sort une perle de viande séchée. Il la termine puis en prend une deuxième qu'il dévore tout aussi rapidement. Il est sur le point de se lever quand  il entend un bruit juste au-dessus de sa tête ; c'est le même son que fait la hâche qui entâme un tronc d'arbre. Adam lève les yeux : une flèche, du même genre que la précédente, vient à nouveau se planter. L'a-t-il a peine réalisé, que deux autres flèches se plantent successivement. 

Adam se roule pour s'écarter. Il se lève, furieux, puis s'écrie : " Vous n'allez pas bien ? Montrez-vous ! " Le jeune homme saisit la poignée de son épée puis brandit cette dernière tout en faisant les cent pas. 

Ayant retrouvé son calme, quelques minutes après, il se dirige vers le tronc d'arbre et s'aperçoit que ces flèches-ci sont plantées d'une telle façon, qu'on aurait dit qu'elles avaient été tirées depuis le ciel. 

Adam se rappelle de la trajectoire de ses propres tirs précédents. Plus il reculait et plus il devait viser le haut de sa cible afin de l'atteindre. Adam n'en revient pas : quelqu'un a expédié ces flèches par des tirs en cloche depuis une très longue distance. 

L'aventurier est toublé. Il les déloge, prend ses affaires et se dirige vers la direction d'où sont provenus les tirs. Il compte ses pas mais il finit par se décourager lorsque ceux-ci dépassent la centaine. " Les tirs ont parcouru une distance de trois, quatre, peut-être cinq cent pas... Peut-être plus... Peut-être beaucoup plus ! " se dit-il. 

Nous sommes en début d'après-midi. Adam est à la recherche de l'inconnu qui, selon lui, l'a provoqué en duel. Il avance en suivant le tracé de la lisière. Devant lui, le terrain monte progressivement. Une nouvelle flèche vient se planter à quelques distances devant lui. A croire que ce quelqu'un veut lui montrer le chemin. 

Cette flèche est accompagné d'un texte rédigé sur un morceau de parchemin. Adam le lit : " J'ai vu ce que vous avez fait hier soir. " Le jeune homme s'inquiète. 

Adam continue. Une autre flèche se plante devant son regard. Un nouveau parchemin se trouve à ses pieds. Adam le détache et le lit : " C'était très impressionnant ! " L'aventurier est rassuré. 

Il avance encore. Le scénario se répète. Encore une flèche, encore un mot. Adam en dévoile le contenu : " Inutile d'insister, c'est moi qui vous retrouverai. "

Faisant fi de ce qu'il vient de lire, Adam avance jusqu'à se rendre compte qu'il doit enjamber un canal, mais qu'en plus, il doit escaler la fallaise qui se trouve devant lui. Le tireur se trouvait en hauteur, probablement sur un petit plateau accolé à la paroie. Adam décide de rentrer au château.



--> Adam a l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 25 flèches en fer, 6 flèches en acier, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, une feuille de papier, 10 morceaux de viande séchée, ainsi qu'une bourse contenant 663 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, trois brigands.

En milieu d'après-midi, Adam est revenu dans l'enceinte fortifiée. La première chose qu'il fait est d'aller à la taverne. 

" Rebonjour mademoiselle. 

- On s'est déjà vu ? 

- Je suis passé ce matin. Vous vous rappellez ? Je cherchais le moine. 

- Ah oui, je me souviens. Désolé, on voit passer tellement de monde. 

- ll n'y a pas de mal. 

- Vous désiriez ? 

- Je voudrais un pichet d'eau s'il vous plaît. 

- Ca fera 5 sous s'il vous plaît.

Adam paye, se sert et se ressert. Puis il adresse à nouveau la parole à la dame du comptoir :

- Savez-vous où je pourrais acheter de quoi écrire ? 

- Et bien, je ne sais pas. Peut-être à la librairie. 

- Merci bien. Et une gourde ? 

- Une gourde ? 

- Vous savez, pour emporter de l'eau avec soi...

- Je ne sais pas. Essayez peut-être la boutique du cordonnier.

- J'irai voir, merci du renseignement.

Adam finit le contenu du pichet. 

- Désolé de vous importuner avec mes questions mais j'en ai une autre : 

- Oui ? 

- Y-a-t'il un puit dans l'enceinte ?

- Un puit ? 

- Vous savez, pour puiser de l'eau...

- Ah oui ! Non... Il y en avait un mais le Seigneur l'a retiré. 

- Pourquoi a-t-il fait cela ? 

- Il a fait des travaux pour amener l'eau depuis la rivière. 

- Et c'est mieux, selon vous ?

- Oui ! On n'est plus obligé d'attendre notre tour. On se sert dans le bassin et puis voilà. 

- Je n'avais pas remarqué le bassin...

- Il se trouve derrière le four, juste après la forge.

- Et bien merci pour toutes ces précieuses indications. 

- Je ne fais que mon travail. 

- Vous le faites bien. Au revoir. 

- Au revoir. "

Adam se dirige vers l'allée centrale. Il trouve l'échoppe du tanneur qui lui indique qu'il trouvera ce qu'il cherche chez le cordonnier. Effectivement, le cordonnier a des gourdes de cuir en réserve. Cela coûte 20 sous à Adam. 

Ceci fait, il cherche la librairie. Il la trouve puis en passe le seuil. Une jeune femme l'accueille : 

" Bonjour monsieur, vous désirez ? 

- Vendez-vous de l'encre ? 

- Oui, nous avons des flacons. C'est tout ce que vous cherchiez ? 

- Je voudrais aussi une plume. 

- Je suis désolé, nous n'avons plus de plume. 

- Ce n'est pas grave. Je trouverai bien une ferme. 

- Soit ! Autre chose, monsieur ? 

- C'est tout ce que je cherchais. 

- Nous avons aussi des livres. 

- Sur quels sujets ? 

- Sur de nombreux sujets... Par exemple, sur l'histoire du Royaume... Nous avons aussi des récits de voyageurs... Des manuels de toutes sortes : confection d'armes et armures, magie, stratégies militaires... Des ouvrages sur les plantes, les animaux, les créatures et plein d'autres choses encore. 

- Il est vrai que j'aimerai m'attarder un peu mais j'ai autre chose à faire. Peut-être une prochaine fois. 

- Nous sommes ouverts tous les jours sauf le week-end. 

- Donc vous êtes fermé demain, si je comprends bien...

- Vous comprenez vite... 

- Vous irez à la représentation de ce soir ? 

- Je ne manque jamais les contes du troubadour ni les démonstrations du mage. Vous y serez aussi ?

- Heu... Oui !

- Un client juste avant vous m'a dit qu'il y aurait une surprise. 

- Une surprise ? 

- Une suprise ! Je n'en sais pas plus. 

- Nous verrons bien. Combien je vous dois ? 

- Alors, un petit flacon d'encre... Ca vous fera 15 sous, s'il vous plaît. 

- Les voici. 

- Je vous remercie. 

- Moi de même.

- A ce soir alors...

- Heu... Oui, à ce soir. "

Adam retourne voir le marchand qu'il a rencontré la veille. Peut-être vend-t-il des plumes. Celui-ci lui annonce qu'il existe une petite ferme à l'extérieur de la forteresse. Cependant, à la place, il lui propose une calame, un morceau de roseau taillé pour écrire. Adam cède et paye les 10 sous demandés puis le marchand lui dit : 

" Vous avez réservé pour ce soir ? 

- Réservé ? 

- Votre chambre ! Aujourd'hui, il a beaucoup de monde du fait de la représentation. Si vous n'y prenez pas garde, vous risquez de dormir dehors encore une fois. 

- Heu... Non ! Mais merci de votre conseil, j'y vais de ce pas.

- J'y serai pour le souper, nous retrouverons-nous peut-être là-bas. 

- Probablement. 

- A la revoyure alors. 

- A la revoyure. "

Adam se dirige maintenant vers l'auberge. C'est bientôt la fin d'après-midi. Sa journée est bien remplie. Le voici face au patron de l'auberge : 

" Bonjour voyageur, vous désirez ? 

- Je voudrais réserver une chambre pour ce soir. 

- Vous avez de la chance. Il ne m'en reste plus qu'une seule. Vous prendrez votre repas ici ? 

- Oui. 

- Ce soir, on sert de la caille acompagnée de topinambours. Ca vous convient ? 

- Oui... je suppose. 

- A propos, le petit déjeuner, ça vous intéresse ?

- Tant qu'à faire... 

- Très bien ! Ca vous fera donc... Une chambre et deux repas... Un instant... 70 plus 30 plus 20... On est bon pour 120 sous !

- 120 sous ?

- Il y a un problème ? 

- Là bas c'était 70.

- Là-bas, c'est là-bas. Ici, c'est ici. 

- Oui mais quand même... 

- Vous voulez annuler ? 

- Non, non...

- Ca fera donc 120 sous. 

- 100 !

- 100 quoi ? 

- 100, c'est bon pour vous ? 

- Vous ne voulez plus de petit déjeuner ?

- Si, si. 

- Dans ce cas, c'est 120 sous, s'il vous plait. 

Adam tend l'argent.

- C'est bon pour moi, dit l'aubergiste. Voici les clés. Votre chambre se trouve au dernier étage, au fond du couloir. N'oubliez pas de nous les rapporter. Tout est compris ? 

- Oui, merci. 

- Merci, bon séjour. "

Adam sort de l'auberge. Il ne sait pas si c'est encore l'heure ou non. Il va quand même à la tour des gardes. Il s'y présente et l'un des officiers monte chercher le capitaine. Celui-ci sort de la tour et s'adresse au jeune homme :

" Ah, vous voilà donc !

- Je suis venu comme vous me l'avez demandé. 

- Veuillez me suivre s'il-vous-plaît. "

Adam entre dans la tour, monte les escaliers puis s'installe sur une chaise qu'on lui désigne. 

" Racontez-moi ce qu'il s'est passé hier, dit le capitaine.

- Nous étions en chemin avec le moine et...

- Vous le connaissez bien ? 

- Heu... Non... On s'est rencontré en chemin.

- D'accord et ensuite...

- Ensuite on a été arrêté par des brigands.

- Ils étaient combien ? 

- Trois.

- Bon, ça corrobore. Et ensuite ? 

- Ensuite je suis descendu de la charette. 

- D'accord, et après...

- Le moine a accéléré en trombe...

- Vous voulez dire qu'il vous a laissé sur place ? 

- Oui et non. C'est moi qui lui ai demandé de fuir. 

- D'accord et ensuite ? 

- Ensuite, ensuite...

- Oui, ensuite ?

- J'ai fais ce qui me semblait nécessaire. 

- C'est-à-dire ?

- Ma main a dérapé et je suppose que vous avez constaté le résultat. 

- Vous étiez seul ? 

- Heu... Oui. 

- Vous êtes sûrs de cela ? 

- Oui. 

- Sur place, mes hommes ont effectivement découvert trois cadavres. 

- Ca corrobore donc. 

- Ces brigands n'ont pas simplement été tué ; ils ont littéralement été taillé en pièce. 

- Je ne me rappelle plus très bien. J'étais en colère. Je ne me contrôlais plus. 

- Comment vous voulez appelez ?

- Adam. 

- Et vous venez d'où Adam ? 

- De Ipeastre. 

- Qui vous a appris à vous servir d'une épée ? 

- J'ai pris des cours avec le maître d'armes de mon village, et pour le reste c'est dû à mon courage et mon expérience.

- Je ne vais pas y aller par quatre chemins : quand mes hommes ont vu le carnage, ils ont été terrifié. Vous ne leur avez laissé aucune chance. 

- C'était eux ou moi. 

- Vous faites quoi dans la vie, Adam ? 

- Je parcoure le monde. 

- Que connaissez-vous du monde ? 

- Je n'ai quitté mon village que depuis environ une semaine donc je n'ai pas eu le temps d'en voir grand chose. 

- Une semaine seulement ?

- Oui. 

- Que diriez-vous de travailler pour nous ? 

- Vous me proposez du travail ? 

- Oui, vous avez bien entendu. 

- Je ne sais pas trop. Je ne voudrais pas m'enraciner ici, vous comprenez ? 

- Le Royaume Nord a besoin de gens comme vous. Vous saviez qu'on était en conflit avec ceux du sud ? 

- Non...

- Une guerre peut éclater à tout moment.  

- Une guerre ?

- Si nous échouons, nous perdons tout, y compris Ipeastre. 

- Mon village ? 

- Oui. 

- Non, pas mon village !

- Alors on est dans le même bateau. 

- Je veux bien essayer mais comme je vous l'ai dit, je ne compte pas rester.

- Vous acceptez donc de nous rejoindre ? 

- J'accepte. 

- Bien ! Voici les conditions : vous serez rétribué 200 sous par jour. Vous pourrez dormir dans cette tour. Vous commencez demain. Des questions ? 

- Non. 

- Bien, dans ce cas, retrouvez-moi ici à la première heure.

- Je serai là. 

- Dans ce cas à demain. 

- A demain. 

Adam est sur le point de quitte la pièce quand le capitaine lui fait de nouveau signe : 

- A propos Adam...

- Oui ? 

- Il y une représentation ce soir, vous y serez ?

- Apparemment tout le monde y sera, donc oui.

- Je viens d'apprendre qu'il y aura une surprise. "

Adam sourit, descend les escaliers puis quitte la tour. Il se dirige au bassin où il y remplit sa gourde. Puis il va en direction de l'auberge.


--> Adam a l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 25 flèches en fer, 6 flèches en acier, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, une feuille de papier, un flacon d'encre, une calame, 10 morceaux de viande séchée, une gourde remplie d'eau, ainsi qu'une bourse contenant 493 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, trois brigands.


Adam découvre sa chambre et pose ses affaires. C'est beaucoup plus spacieux que les chambres qu'il avait pour habitude de louer jusque là. En faisant le tour des lieux, il voit une pièce aménagée où repose un bac en bois, tandis qu'à l'intérieur de ce dernier se trouve un gros bouchon.. Le bac fait environ la moitié de la taille du jeune homme. Il est fixé au sol et plaqué contre la paroie. Sur le mur, au-dessus de la cuve, se trouve un tuyau en bois ; tandis qu'au-dessus de celui-ci, se trouvent deux manivelles. Adam les actionne : l'un fait couler de l'eau chaude, l'autre de l'eau froide. Sur le bord épais de la cuve, il voit deux objets : l'un a la forme d'une brique et l'autre à la forme de deux petits couteaux entremêlés.

Adam se débarbouille puis descend à la salle des repas après avoir pris le soin de barrer sa porte. A une table, il voit le marchand. Ce dernier ne l'a pas vu. L'aventurier va au comptoir où on le reconnait. On le prie de s'asseoir à l'endroit qu'il souhaite. Il chosit la chaise qui se trouve devant le marchand. 

" Ah ! Mon ami, vous avez passé une bonne journée ? lui demande le commerçant.

- Bonne, je ne sais pas, mais chargée, ça oui. Et vous ? 

Un monsieur lui apporte son plat, un verre et un pichet d'eau. 

- Je n'ai pas arrêté de la journée. C'est à peine si j'ai eu le temps de prendre une pause. 

- Tant mieux... ça veut dire que vos affaires ont bien marché... 

- J'ai fais mieux que mon record précédent. Il faudra que je reparte en voyage au plus vite. 

- Vous aurez besoin de deux charettes alors.

- Ah ah ah. J'y songeais justement. Ca vous dirait de m'accompagner ? 

- Cela aurait pu être intéressant mais je me suis déjà engagé. 

- Engagé ? Mais avec qui ?

- Avec la garde du château.

- Mais pourquoi ? 

- Je ne sais pas si je dois vous le dire. 

- Allons, allons, on est amis maintenant, vous pouvez tout me dire. 

- Je n'en sais pas beaucoup plus mais il semblerait qu'on soit en guerre contre le Royaume Sud.

- Quoi ? 

- J'ai accepté pour aider dans le cas où ça dégénèrerait.

- Je vous comprend...

- Et oui...

- Que le ciel vous protège mon ami. Lors de mes voyages, j'ai traversé des zones des plus calmes aux plus turbulantes. Le calme, c'est bon pour mes affaires. Quand c'est turbulant, le risque n'en vaut pas la chandelle.

- Vous comptez repartir quand ? 

- Demain, à l'aube. 

- Vous comptez toujours passer chez les moines ?

- Oui !

- A propos, vous avez loué une chambre vous aussi ? 

- Oui, pendant ma pause. Les affaires ont tellement bien marché que je n'ai pu me refuser ce petit confort. 

- Je n'ai jamais vu une installation pareille. C'est grand, vous ne trouvez pas ? 

- Ah ah ah. J'ai déjà vu plus grand et plus aménagé que cela encore, vous savez...

- Ah oui ? 

- Vous voulez que je vous explique ? 

- Si ce n'est pas trop vous demander...

- L'espèce de gros tonneau coupé en deux, ça je suppose que vous aviez compris à quoi ça servait...

- Ca oui... Mais les petits objets, c'est quoi ?

- L'objet un peu dur et en forme de rectangle, ça s'appelle du savon. En le mélangeant avec de l'eau, ça vous permet de mieux retirer les saletés ? Il faut se frotter avec.

- Ah oui ? Ah ah ah. Et les sortes de petits couteaux fixés l'un à l'autre ? 

- Ca ? Ah oui, c'est pour vous couper les ongles. 

- Je n'avais jamais vu ça avant. 

- Vous avez ouvert l'armoire qui se trouve dans cette pièce ? 

- Ah non, j'ai oublié. 

- A l'intérieur vous trouverez du linge pour vous sécher. Et aussi une lame pour vous couper la barbe si vous souhaitez. Quoi que, vous, vous n'en avez pas vraiment besoin. 

- J'ai bien fait de venir. Finalement, on découvre plein de choses en voyageant. 

- Ce sont les voyages qui font avancer le monde, mon ami. 

- Vous avez toujours prévu d'aller à la représentation ?

- Je ne manquerai ça pour rien.

- Ah oui ? Qu'est-ce qui vous intéresse en particulier ? 

- J'ai rencontré le mage du château tout à l'heure. 

- Ah oui ? 

- Il a acheté mes boîtes à feu. Je suis impatient de voir ce que ça va donner. 

- Les boîtes à feu, c'est quoi ? 

- Vous verrez bien... C'est une surprise. 

- Oh... d'accord ! "

Les deux amis finissent leur repas. Chacun va dans sa chambre après s'être mis d'accord pour aller à la représentation ensemble. Une heure plus tard, ils se retrouvent devant le comptoir. 

" Ca alors, on dirait que vous vous êtes métamorphosé ! dit le marchand. 

- Vous aussi !" répond Adam.

Ils rient puis quittent l'établissement. C'est la nuit. Les gens semblent tous se diriger dans la même direction. Les nouveaux amis les suivent. 


--> Adam a l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 25 flèches en fer, 6 flèches en acier, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, une feuille de papier, un flacon d'encre, une calame, 10 morceaux de viande séchée, une gourde remplie d'eau, ainsi qu'une bourse contenant 493 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, trois brigands.

La nuit est tombée sur la cité-forteresse. La place des représentations est éclairée par des torches tandis que des gradins en jouxtent une partie. Toutes les places sont prises ; des spectateurs se tiennent debout ou sont assis à même le sol pavé. 
Une musique retentit et un troubadour entre en scène : 
" Bienvenue ! Riveraines et riverains, voyageuses et voyageurs, merci de votre présence, merci d'être venus aussi nombreux. Vou allez asister à différents numéros, qui, nous l'espérons, vous enchanteront. Commençons sans tarder par un conte qui raconte l'histoire de notre contrée.
" Jadis, il n'y avait ni village, ni ville ; certainement pas de château. 
A cette époque, des monstres et entités, de toutes sortes ! Erraient dans tous ces lieux. 
Des humains, venant de très loin, un jour, firent une halte, 
A l'emplacement de cette place, là où vous vous trouvez. 
Une nuit comme celle-ci ! Et ils furent attaqués. 
Par des monstres, pardis ! Par des monstres vous dis-je !
Certains parmi eux, hélas ont succombé,
Là où certains autres, les nôtres ! Il s'agit de nos aïeux, les vôtres, 
Résistèrent ! Et les bêtes se replièrent.
Le feu ! Que vous voyez, 
Qui, aujourd'hui nous éclaire, 
Ce feu, pardis, ce feu a permis à nos ancêtres, 
D'effrayer nos adversaires... d'établir nos frontières. 
Puis, au fil des années, au fil de nos épées, 
Nous nous sommes développés. 
Des sujets ! Sont arrivés, et d'autres sont partis. 
C'est de notre ingéniosité, que nous avons avancé, 
Et c'est par elle, que nous nous guiderons, 
Aussi bien dans les demain, que dans les après-demain. " "
Les spectateurs applaudissent. Des chanteurs et des chanteuses font leur apparition, et s'investissent dans leur représentation. Puis c'est au tour du mage de débarquer sur scène.
Celui-ci se place au milieu, fait face à une torche, et se concentre. Puis d'un geste de la main, il l'éteint. Il réplique ensuite, mais cette fois-ci, il éteint toutes les autres simultanément. Les observateurs sont ébahis. 
Un instant plus tard, une boule de feu apparaît, juste au-dessus du creux de la main, du vieux magicien. La boule se démultiplie en de multitudes petites autres boules, que celui-ci expédie sur chacune des torches ; et elles se rallument. Les spectateurs sont époustoufflés. 
Suite aux applaudissements, le vieil homme s'exprime auprès de son auditoire : 
" Ce que vous avez vu est le fruit d'une très longue expérience. Je sais que parmi vous, certains voudraient en apprendre davantage sur cet art. Toutefois, sachez que cette discipline, requiert un niveau de concentration extrême. Qui parmi vous voudrait s'y essayer ? "
Depuis les gradins, plusieurs personnes se réclâment. Le magicien les observe attentivement. Certains n'hésitent pas à lever leurs armes pour mieux se faire remarquer. Des enfants, également, sont en train de scander. 
Le maître des sorts tape une fois du pied sur le sol, et le calme revient dans les tribunes. Il dévisage les gens attroupés puis s'arrête un instant. Il observe Adam, fort gêné par cet intérêt soudain. La magie l'intéresse beaucoup, mais devant tant de monde, il avait préféré ne pas lever le doigt. 
Le mage désigne Adam qui, après un temps d'hésitation, finit par descendre les marches en réponse à la demande du maître. Ce dernier lui chochotte des instructions. Puis, le mage va chercher une autre personne dans les gradins : il s'agit de la jeune femme de la bibliothèque. Il lui fournit une bougie, qu'il lui demande de tenir bien en apparence. 
Il demande ensuite à chacun des volontaires désignés de se placer à bonne distance l'un de l'autre. Ceci fait, le mage annonce à Adam qu'il peut commencer. Adam se concentre, et la bougie s'allume. 
Les spectateurs applaudissent à nouveau. Le mage chuchotte à l'oreille d'Adam : "Venez me voir demain matin, très tôt. Vous me trouverez dans le donjon. " Puis les jeunes adultes reprennent leur place. 
Le numéro suivant est orchestré par un homme qui s'annonce comme étant l'ingénieur en chef de la forteresse. De son sac, il en sort un objet. Celui-ci se présente sous la forme d'un bocal contenant une mèche, et sous lequel est fixé un petit réservoir en cuivre. Après avoir désemboîté la partie en verre, il verse un liquide dans la petite cuve. Il allume ensuite la mèche, à l'aide de la bougie que tenait la jeune femme. Il réemboîte l'objet qui dispose également d'une petite hanse. Il accroche alors cet ensemble sur un bâton muni d'un crochet. Enfin, il lève le bâton et dit : " Bientôt, toute l'enceinte, mais aussi vos maisons, seront éclairés avec cet objet ! "
Les gens applaudissent. L'ingénieur demande à ce qu'un garde éteigne les torches entourant la place. Le château est à nouveau drapé par l'obscurité. Depuis le haut du donjon, un homme s'annonce. Il allume une torche qu'il brandit en l'air. Les spectateurs lèvent la tête. Le marchand dit à Adam : "Ceci doit être le clou du spectacle."
Du haut de la tour, sur toute sa longueur, des étincelles jaillissent par milliers et s'envolent vers le ciel. La cascade inversée, faite de feu, finit de convaincre tous les observateurs sur la totale réussite de cette soirée. 
Le spectacle est terminé. Les personnes présentent rentrent, ou bien à leur domicile, ou bien à l'auberge. Pour l'occasion, les gardes réouvrent les portes du château afin que ceux qui viennent d'aillleurs puissent s'en aller. Adam salut son ami et rentre se coucher. 

--> Adam a l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 25 flèches en fer, 6 flèches en acier, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, une feuille de papier, un flacon d'encre, une calame, 10 morceaux de viande séchée, une gourde remplie d'eau, ainsi qu'une bourse contenant 493 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, trois brigands.




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