JOUR 17
C'est le matin. A Tchaïdeniz, le mage a conservé l'apparence de Paul. Depuis sa cellule, il observe le gardien qui a finit par s'endormir après avoir crié son innocence une bonne partie de la veille. En vain, puisque personne n'était venu le voir.
La porte en fer de la salle des cellules s'ouvre. Deux gardiens font leur apparition. Ils se dirigent vers le mage. Ils ouvrent sa cellule et le tiennent pour l'emmener jusqu'à l'échafaud.
Ces bruits réveillent le gardien qui a été enfermé par le mage. Il réclâme sa libération :
" Hé les gars, sortez moi de là !
L'un de ses collègues se tourne vers lui tout en agrippant le mage et dit :
- Ah ah ah !
- Vous ne me reconnaissez pas ? dit le gardien emprisonné.
- Tout comme on reconnait l'ancien capitaine de cette cité. Si tu es derrière cette cellule, c'est que tu as fait quelque chose de répéhensible.
- Mais je n'ai rien fait ! clâme-t-il à nouveau.
- Il ne fallait pas chercher à déjouer la loi ! réplique le gardien tout en s'éloignant avec le mage.
- Noonnnnnn ! Ne partez pas !
La porte en fer se referme.
Les deux gardiens escortent le mage jusqu'à la grande place de la ville. Ici, une estrade a été installée, de manière à ce que les nombreux habitants de la cité puissent assister au spectacle. Dans un coin de l'estrade, sont présents plusieurs individus dont le bourreau, le maire, le subalterne de Melios, quelques soldats armés, l'huissier et un prêtre.
Des soldats prennent le relais. Ils emmènent le mage jusqu'au gros morceau de tronc posé à l'avant de la scène. Le mage a les mains dans le dos et attachées. Le bourreau, équipé d'une hallebarde se met à côté de lui.
L'huissier s'avance à son tour. Il prend la parole ; le public reste silencieux :
" L'homme qui se présente à vous, en ce jour, est coupable d'avoir incendié un quartier de cette cité. Dans le cadre de son jugement, il a été convenu que sa peine était, l'éxécution par décapitation. "
L'huissier recule. C'est au tour du prêtre de Tchaïdeniz de s'exprimer :
" Le condamné que voici, a malheureusement crû bon, de contrevenir aux lois, que notre bon sens, nous a sommé de créer, afin de faciliter la bonne entente, entre notre citoyens. Les crimes de cet ordre sont soumis, au châtiment le plus sévère. Cette vie n'est qu'un passage ; que les fautes que certains commettent, servent d'exemple aux autres, à propos de ce qu'il ne faut pas faire. "
Le prêtre recule. C'est au tour du maire de s'adresser au peuple :
" Mon cher peuple. Je ne voulais pas y croire, mais les preuves ont parlé d'elles-mêmes. Le capitaine de la garde, en qui j'avais placé toute ma confiance, l'a manifestement trahi. Je regrette, mais c'est ainsi ! "
Le maire recule. Le bourreau force le mage à s'agenouiller, puis à poser sa tête sur le tronc de chêne. L'huissier procède à un décompte : " Dix, neuf, huit... "
Au moment où il allait dire "zéro", le mage se transforme en mouche. Le bourreau plante sa hallebarde contre la bûche. Le public n'en revient pas, le condamné vient de disparaître sous ses yeux. Le mage se transforme encore : Cette-fois ci, en immense dragon !
L'estrade tremble. Durant la transformation, le bourreau à été éjecté de la scène. Les autres personnes présentent sur le podium sont prises d'étonnement. Le dragon pousse un puissant rugissement puis s'adresse au public : " Citoyens ! Quittez cette ville au plus vite ! Nous ne le répèterons pas. "
Suite à ces paroles, il pousse sur ses pattes et met ses ailes en mouvement. Il se tourne vers le maire, l'attrape, puis s'envole avec lui en direction de l'extérieur de la ville. Les citoyens, eux, sont en panique.
Le dragon a pris de l'altitude. Les quelques flèches qui ont cherché à l'atteindre n'y sont pas parvenues. Le dragon est déjà hors des murs. Il se dirige vers le lieu qui a été convenu la veille.
Quelques instants plus tard, le dragon fait son apparation au-dessus de la clairière. Le maire s'est évanouit pendant le vol. Le mage se pose. Adam le salut puis lui dit qu'il faut aller chercher les autres un peu plus loin. Le jeune aventurier monte sur le dos du dragon et ensemble, ils rejoignent les autres membres de l'escouade qui les attendent. Tout le monde monte à bord. Le dragon prend un peu d'altitude et accroche le filet à l'aide de son autre patte postérieure.
Le voyage retour peut enfin se faire. Les compagnons ont fait mieux que l'objectif initial. Sur le chemin du château, quelques heures plus tard, ils constatent qu'une armée se dirige vers Tchaïdeniz. Celle-ci y parviendra dans deux jours, si elle conserve son allure.
Pendant ce temps, à Tchaïdeniz, c'est la grande panique. Les habitants rentrent chez eux, prennent quelques effets et sortent de la ville. Certains se baricadent. D'autres choisissent de rester pour voir ce qu'il va se passer. La majorité est tout de même en train de quitter les lieux.
A un moment donné, les gardes finissent par fermer la porte principale de la ville. Une émeute éclate devant. Des gardes sont piétinés ; des citoyens entreprennent de réouvrir la porte. De nombreux soldats arrivent et embarquent le maximum de citoyens qu'ils peuvent. Mais la porte est réouverte. Et le plus grand nombre des habitants a fini par quitter Tchaïdeniz.
Le subalterne de Melios se trouve dans ses appartements. On l'informe de ce qui se passe à l'extérieur. Il comprend que le roi Qualrain n'a pas été duppé. Il s'attend à ce que celui-ci arrive avec une armée pour délivrer la ville. Il se dit alors qu'il ne peut pas fuir, qu'il ne peut céder la ville sans combattre, au risque d'être condamné par son supérieur pour désertion. Il réfléchit à un plan.
C'est déjà le soir. Le dragon vient de se poser juste devant le château. Des gardes viennent les accueillir. Le roi se joint aux retrouveailles. Il propose à l'équipe d'Adam de le rejoindre dès que possible au donjon. De leurs côtés, les prisonniers sont mis en prison, en attendant le lendemain.
--> Adam a une armure en cuir, l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 9 flèches en fer, 6 flèches en acier, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, trois-quart d'une feuille de papier, 90% d'un flacon d'encre, une calame, 4 morceaux de viande séchée, une gourde remplie, ainsi qu'une bourse contenant 1485 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, trois brigands, 2 harpies des marécages, 1 jomi.
L'équipe rejoint le donjon. On les convit à se rafraîchir dans la fontaine d'une pièce attelée à la salle principale puis ils s'installent à la table où leur sera servi leur repas. On leur sert de succulents mets, dignes des réceptions prestigieuses.
En cours de repas, le Urger s'adresse au roi :
"Tant d'honneurs, votre grandeur, nous met quelque peu mal à l'aise.
- C'est si peu en comparaison de ce que vous avez fait pour le royaume du Nord, dit Qualrain.
- Vous nous flattez, votre excellence.
- J'ai pris la décision de vous récompenser. Vous avez d'abord permis la sauvegarde de notre contrée, vous avez ensuite retrouvé les malfrats, vous avez libéré un prisonnier injustement incarcé, et qui plus est, vous avez sauvé de nombreuses vies dans le cadre de la bataille qui s'annonce.
- Nous avons vu l'armée se diriger vers Tchaïdeniz. Ils y seront dans deux jours.
- C'est ce qui était convenu... Ainsi, pour vous remercier, à chacun de vous, j'octroie une prime de 5000 sous.
L'intendant leur remet leurs récompenses. Les invités remercient le roi. Celui-ci a autre chose à dire :
- Demain s'ouvrira le tribunal. Je compte sur votre présence en milieu de matinée. "
Les convives lui annoncent qu'ils seront présents à la salle d'audience. Quelques instants plus tard, le repas est terminé. Le mage et le seigneur rentrent à leurs appartements. Le reste de l'équipe rentrent à la tour des gardes.
Adam constate que son armure est posée sur son lit. Elle a quelque chose de changée. En y regardant de plus près, il constate qu'elle a été rembourrée et que des insignes royaux y ont été gravés. Quelques décorations ont également été rajoutées. Toutes ces nouveautés ne manquent pas d'en ravir le propriétaire.
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