Jour 19

 JOUR 19

Adam se lève en milieu de matinée. Il se prépare, prend son petit-déjeuner puis va au bureau d'Urger. 

" Bonjour capitaine. 

- Bonjour Adam. Alors, ta mission nocturne, elle s'est bien passée si j'ai bien compris. 

- Le nécromancien n'est plus. 

- Le nécromancien ? Tu t'en ai pris au nécromancien ? 

- Heu... oui...

- Ca fait des années qu'on essaye de mettre la main dessus !

- Je ne savais pas. 

- Et toi, tu arrives les mains dans les poches et tu te débarrasses de lui ? 

- C'est bien ça. Mais de là, à l'avoir fait les mains dans les poches...

- T'es vraiment un phénomène... Et sinon, qu'as-tu appris ? 

- Qu'il manipulait les spectres pour s'en prendre aux humains. 

- Et bien... suoi dire sinon... merci au nom du peuple. 

- J'ai juste fait mon boulot... 

- Du travail bien fait, c'est bien.

- A propos, il y a quelque chose que je peux faire aujourd'hui ? 

- C'est comme tu veux. Soit tu peux garder le château, soit tu peux partir en mission. 

- Quelle mission puis-je faire ? 

- Une histoire de cambriolage... Tu prends ? 

- Vous pouvez m'en dire plus ? 

- Hier, on est venu nous apprendre qu'un vol a été commis à l'auberge qui se trouve entre le château et Oniva. 

- Ah oui, je vois où c'est.  

- C'est une histoire des plus classiques. Un matin, la patronne va pour vérifier le contenu de son coffre et s'aperçoit qu'il est vide. 

- Bon, je prends l'affaire. 

- Tu peux y aller quand tu veux... 

- J'irai à cheval. 

- Ah oui, il faudrait vraiment que je t'apprenne à faire les noeuds. On a retrouvé ton cheval au milieu de la place. 

- Ah ! Euh... désolé. 

- En fait, des nouvelles sur la bataille ? 

-Oui, oui... Un pigeon est arrivé tout à l'heure. Le général sera à Tchaïdeniz ce soir. 

- D'accord. 

- Bon, c'est pas tout mais j'ai du travail. Bonne chance, Adam.

- Merci, à plus tard. "

Adam va chercher son cheval. Il le scelle et sort de l'écurie puis du château. Il prend la direction de Oniva. Il y va au galop afin de gagner le temps qu'il a perdu en dormant. Il arrive à l'auberge en tout début d'après-midi. 

Il entre. Personne n'est à l'accueil. Il appelle le patron : "Il y a quelqu'un ? " Personne ne répond. Il enjambe le comptoir et réédite son appel : " Est-ce qu'il y a quelqu'un ? " Toujours rien. L'arrière du comptoir donne sur une trappe sur le sol. Elle est relevée. Adam, s'agenouille et appelle à travers le trou : " Vous êtes là ? "

Personne ne répond. Adam descend par l'échelle. A l'intérieur de la cave, il n'y a personne. Divers aliments s'y trouvent ainsi que des boissons. Un coffre se trouve adossé au mur. Ce coffre est ouvert et vide ; de plus, il ne semble pas avoir été forcé.

Ne constatant rien ni personne, il décide de remonter. Quelqu'un vient de refermer la trappe. Adam monte les marches de l'échelle et essaye de repousser la trappe mais rien n'y fait, elle ne veut pas s'ouvrir. Adam garde son calme, se concentre, et pulvérise la trappe par un sort de feu. 

Quelqu'un court au-dessus. Adam sort et constate qu'une dame a les chaussures qui brûlent. Elle verse de l'eau et éteind le feu. Elle s'adresse en même temps à Adam : 

" N'approchez pas !

- Bonjour Madame, dit Adam. 

- Que faisiez-vous dans la cave ? 

- Je vous ai appelé mais il n'y avait personne. 

- Ce n'était pas une raison de passer par-dessus le comptoir et de fouiller la cave, n'est-ce pas ?  

- Veuillez m'excuser. J'ai appris que vous aviez subi un cambriolage. Alors je suis venu vous aider. 

- Ah oui... Vous travaillez pour le château ? 

- C'est juste. 

- Désolé de vous avoir enfermé.

- Désolé d'avoir brûlé vos chaussures. 

- Comment vous avez fait ça ? 

- C'est trop long à expliquer. Parlez-moi plutôt de ce qui s'est passé. 

- Oui. Vous voulez boire quelque chose ? 

- Si vous aviez quelque chose à grignotter en plus, ça m'irait. 

- J'ai du fromage et du pain. Prenez place. 

- D'accord, merci. "

Adam prend place dans la salle à manger. La dame se présente comme la patronne. Adam lui demande :

" Pourquoi m'avez-vous enfermé ?

- C'est qu'on m'a dit que les malfrats revenaient toujours sur les lieux de leur méfait... encore désolé. 

- Ce n'est pas grave. Ca vous arrive souvent de laisser le comptoir sans personne derrière ? 

- Vous savez, je suis seule à m'occuper de cette auberge alors il arrive que je ne sois pas là parfois. 

- Quand avez-vous constaté que l'argent n'était plus à sa place ? 

- Avant-hier matin.

- On vous a pris combien ? 

- Environ 2000 sous. 

- Comment se fait l'ouverture du coffre ? 

- Avec une clé. 

- Le malfrat s'est donc servi de votre clé, c'est bien ça ? 

- C'est étrange parce que j'ai toujours la clé sur moi.

- Sur vous, c'est-à-dire ? 

- La plupart du temps, autour du cou. 

- Et le reste du temps ? 

- Quand je vais me coucher, je la pose sur la table de chevet. 

- Combien de clés y a-t-il sur ce collier ? 

- Deux. Une pour ouvrir la porte de l'auberge, et une autre pour ouvrir le coffre.

- J'ai fini mon repas, combien je vous dois ? 

- 10 sous, s'il vous plaît. 

- Les voilà... 

- Merci. 

- Est-ce que je peux jeter un oeil dans votre chambre ? 

- Euh, si vous voulez. Suivez-moi. "

Adam accompagne la dame. Ils se dirigent à l'arrière de la bâtisse depuis le rez de chaussé. Un couloir donne sur une porte et ils entrent dans ses appartements privés. Les voici dans la chambre. Adam observe les lieux. Une fenêtre donne sur la table sur laquelle la dame a l'habitude de poser sa clé. 

Adam demande : 

" La veille du cambriolage, vous aviez posé votre clé ici ? 

- Oui. 

- Votre fenêtre était-elle fermée quand vous dormiez ? 

- Oui. 

- Est-ce qu'au matin, à votre réveil, votre clé se trouvait toujours sur la table ? 

- Oui, oui ! Je l'ai remise autour de mon cou. 

- A priori, quelqu'un a pris la clé quand vous dormiez et l'a reposée.

- C'est effrayant !

- La porte qui donne à vos appartements est-elle débarrée la nuit ?

- Non. Je barre toujours cette porte. 

- Et celle de l'entrée de l'auberge ? 

- Aussi.

- Comment font les voyageurs qui arrivent en pleine nuit ? 

- Il y a une cloche devant la porte alors ils sonnent. 

- Vous arrive-t-il parfois de ne pas entendre cette cloche ? 

- Je ne peux vous le dire puisque si je ne me lève pas, c'est que je dors. 

- Logique... Vous permettez ? "

Adam sort de l'établissement. La dame vient avec lui. 

" Vous n'avez pas de client aujourd'hui ? 

- Non. 

- A quelle heure viennent vos clients habituellement ? 

- En majorité, ils viennent aux moments du repas du soir. 

- Je vais faire sonner la cloche trois fois doucement puis trois fois fortement. Veuillez retourner à votre chambre et me dire si vous entendez. 

- D'accord. "

La femme fait ce qu'Adam lui demande de faire. Adam fait tinter la cloche d'abord doucement puis fortement. Il l'a rejoint ensuite. 

" Combien de coups de cloches avez-vous entendu ? 

- Trois. 

- Probablement les trois plus forts. 

- Et qu'est-ce qu'on dois en déduire ? 

- Pas grand chose je dois dire. Ou bien le cambrioleur a sonné et vous n'avez pas entendu, ou bien il n'a pas sonné. Dans tous les cas, le cambriolage a été effectué la nuit.

- Oui, c'est vraisemblable.

- Je vais essayer autre chose, si vous permettez. "

Adam saute par-dessus la clôture en bois et contourne la bâtisse. De l'arrière, on peut aisément voir l'intérieur de la chambre de la dame. 

" Vous avez de la famille, madame ? 

- J'ai un fils. 

- Il vit avec vous ? 

- Oh non. Il est parti d'ici il y a bien deux semaines. 

- Il n'est pas revenu vous rendre visite depuis qu'il est parti ? 

- Non. 

- A-t-il une clé avec lui ? 

- Oui, celle qui permet d'accéder à l'auberge depuis l'entrée principale. 

- Est-ce que cette clé permet aussi de rentrer dans vos appartements ? 

- Absolument, c'est la même. 

- Vous ne pensez quand-même pas que...

- Ce n'est qu'une hypothèse, rien de plus. 

- Il n'aurait jamais fait ça. De plus, il est censé être sur le continent.

- Qu'était-il parti faire ? 

- Il voulais faire fortune alors un jour, il est parti en me promettant de revenir aussi vite qu'il le pourrait. 

- Donc si on résume : vous êtes en train de dormir... quelqu'un entre par la porte principale où se trouve peut-être déjà sur les lieux... se dirige dans vos appartements puis votre chambre... vous prend la clé... va chercher l'argent du coffre... et revient poser vos clés sur la table sans vous réveiller. Qu'en pensez-vous ? 

- Votre histoire me fait peur... En pleine nuit, quelqu'un se serait-il introduit dans ma chambre sans faire de bruit ? 

- Quelqu'un d'autre se trouvait-il dans l'auberge le soir du cambriolage ? 

- Non, j'étais seule. 

- La porte d'entrée de l'auberge était-elle débarrée ?

- Non, elle était barrée. 

- Pardonnez moi mais je dois résumer : vous êtes seule... vous dormez... vos clés se trouvent à leur place habituelle... quelqu'un vole l'argent du coffre... mais les portes restes barrées. 

- Oui, c'est ça. 

- Quelqu'un est entré, a pris l'argent puis est ressorti en veillant soigneusement à rebarrer la porte. 

- Pourquoi rebarrer la porte ? 

- Peut-être pour vous protéger. 

- Me protéger ? De qui ? 

- Des voleurs...

- Ca me paraît incensé...

- Notez-vous la liste de vos clients généralement ?

- Oui, sur un petit livret. 

- Et où le rangez-vous ?

- Il est posé sur le comptoir... mais pourquoi me demandez-vous cela ? 

- Pour savoir, c'est tout...

- Ah...

- Voilà ce que je pense. Votre fils est venu pendant que vous dormiez. Il a peut-être regardé comment se portaient les affaires. Il est descendu dans la cave. Il a pris l'argent puis est reparti en rebarrant la porte.

- Mon fils ? Mais je vous dis qu'il est peut-être à des centaines de lieux d'ici. Qui plus est, il n'a pas la clé du coffre. 

- Soit il est entré discrètement dans votre chambre pour prendre la clé quand vous dormiez, soit il a crocheté la serrure du coffre.

- Mon fils... mon fils... mais c'est impossible !

- Les voleurs habituels ne rebarrent pas les portes... Après avoir commis leurs méfaits, ils prennent le large aussi vite que possible. Voilà pourquoi je pense à votre fils. C'est le seul qui aurait pû avoir pris le soin de rebarrer. 

- Vous croyez que mon fils est près d'ici ? 

- Je le suppose mais je dois le prouver.

- Combien d'argent avait-il sur lui quand il est parti ?

- 1000 sous environ.

- Et il s'appelle comment ? 

- Simon.

- Je vais voir ce que je peux faire. "


--> Adam a une armure en cuir avancée, l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 25 flèches jomi, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, la moitié d'une feuille de papier, 80% d'un flacon d'encre, un flacon d'huile de jomi, un chiffon, une bague anti-spectre en or, une calame, 2 morceaux de viande séchée, une gourde presque vide, ainsi qu'une bourse contenant 6375 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, trois brigands, 2 harpies des marécages, 1 jomi, 1 nécromancien.

Adam prend congé en promettant de revenir faire son rapport à la dame aussi vite que possible. Il se demande ce que pourrait bien faire un gamin avec 2000 sous. Soudain, une idée lui vient : le quartier des jeux de Tchaïdeniz. Son hypothèse est la suivante : pour aller sur le continent, le port le plus proche est celui de Tchaïdeniz. Or le garçon voulait faire fortune. Il a très bien pû être séduit par les lieux, finir par tout perdre puis en désespoir de cause, revenir à l'auberge et voler des sous pour recommencer à jouer, ou, pour rembourser des dettes. 
C'est sur cette hypothèse qu'Adam continue son enquête. Il remonte sur son cheval et observe son environnement. En regardant la route, il se rappelle de la conversation qu'il  eu avec le moine. 
En voyant les arbres qui forment une partie de l'horizon, Adam se rappelle aussi que cet endroit est connu pour être un repère de brigands. Peut-être que l'intru est venu de ce côté. C'est ainsi qu'il se dirige vers la forêt, depuis sa face sud. 
En ce rapprochant, il découvre une scène où semble se dérouler une discussion entre des brigands et des cavaliers. Il se rapproche encore et constate que le spectacle vire à la rixe. Les brigands sont cinq ou six, les cavaliers sont deux. 
L'un des brigands donne un coup au cavalier à l'aide d'un bâton, ou peut-être d'une lance. Le cavalier tombe de son cheval et se retrouve à terre. Le second cavalier descend de sa monture et dégaine son épée pour protéger son compagnon. 
Les brigands sont armés : il ne s'agit pas de bâtons mais bien de lances. Adam accélère le pas. Les brigands sont parvenus à mettre en joug le second cavalier, tandis que le premier se trouve toujours au sol. 
Le second cavalier s'agenouille. Il est sur le point d'être sauvagement éxécuté lorsqu'une flèche en os de jomi transperce la poitrine du brigand qui se trouvait derrière lui. Les voyous sont surpris et se demandent ce qui vient de se passer. Une seconde flèche atteint l'oeil d'un autre brigand, qui tombe lui aussi. 
Le cavalier se relève et se saisit d'une lance afin de tenir à distance les brigands. Adam arrive. Il descend de son destrier et s'arme de son épée. 
" Par les cieux, votre venue tombe à point nommé ! " dit le cavalier.
Un combat s'engage. Pendant ce temps, le premier cavalier est toujours au sol ; sa blessure a l'air plus grave que cela ne le laissait présager de loin. Un coup de lance est donné vers Adam. L'aventurier fait un pas de côté et coupe l'arme de son assaillant avant de scinder la tête du brigand. 
De son côté, le cavalier esquive une attaque ennemie, puis une autre en effectuant une roulade sur le sol, et transperce le flanc de l'un des voyous. Il n'en reste plus que deux. L'un d'eux effectue un mouvement circulaire avec sa lance, en la dirigeant vers les jambes d'Adam et du cavalier. Ces derniers esquivent l'attaque en sautant puis au moment où le brigand tente de recommencer dans l'autre sens, il reçoit l'épée d'Osgoth en pleine poitrine. 
Le dernier donne un coup de lance sur Adam mais le pic attérit sur le petit sac contenant son argent. De nombreuses pièces s'envolent puis retombent sur le sol fait d'herbe. Le brigands étant solidement ancré par sa jambe d'appui, il n'a pas le temps d'esquiver la lance du cavalier qui vient transpercer sa joue. 
Adam se précipite sur le cavalier blessé. Il pose sa main sur son front et se concentre. Le cavalier se rétablit quasi instantanément. On lui demande comment il a fait ça, à quoi il répond que ce doit être un don. 
Adam reprend son épée et y fait couler de l'eau, puis l'essuie sur le vêtement de l'un des brigands. Il verse ensuite un peu d'huile sur son chiffon et nettoie son épée avant de la ranger. 
" Qui êtes-vous ? demande le cavalier qui l'a aidé à se défaire des brigands.
- Je m'appelle Adam, et je suis garde au château. 
- Merci de votre intervention, Adam, nous ne l'oublierons pas. 
- Et vous, qui êtes-vous ? 
- Je m'appelle Zoldan et mon ami que vous avez soigné, c'est Trebor. Nous sommes chevaliers de la commanderie du royaume du Nord.
- Que faisaiez-vous dans le coin ? 
- Nous vivons près d'ici. Nous étions venus récupérer un tonneau que ces brigands nous ont chippé la veille. "
Des bruits se font entendre depuis les hauteurs. Trebor aperçoit une forme entre les branches et les feuilles puis s'écrie : 
" Il y en a un autre !
- Par pitié, ne me faites pas de mal ! dit la voix qui vient de l'arbre. 
- Descendez de là ! dit Zoldan. "
Un garçon, à peine plus jeune qu'Adam descend de l'arbre. 
" Que peut bien faire un enfant avec des brigands ? lui demande Zoldan. 
- Je suis désolé. Ne me faites pas de mal, je vous en supplie. 
- Comment t'appelles-tu, demande Adam. 
- Je m'appelle Simon. 
- Simon ? Je cherche un Simon, enfant d'aubergiste. 
- C'est moi...
- Vous le connaissez ? demande Trebor.
- C'est un gamin qui s'est égaré, et qui n'a rien trouvé de mieux que de fréquenter des brigands, répond Adam. 
- Ce ne sont pas mes amis, ils m'ont forcé à venir, dit Simon. 
- C'est aussi eux qui t'ont demandé de cambrioler l'auberge de ta mère ? 
- Je leur devais de l'argent. Je n'ai pas eu le choix.
- Est-ce que tu as faim, Simon ? 
- Un peu, oui...
Le groupe va s'asseoir. Adam sort une perle de viande séchée de son sac puis lui donne. Il sort la gourde et en propose à tous avant de se servir lui-même. Ceci fait, il continue d'interroger le garçon. 
- Si je racontais à ta mère ce que tu as fait...
- Ne lui dites rien, je vous en prie !
- Il va pourtant falloir que tu rentres chez toi. 
- Je ne peux pas, je suis désolé. 
- Et pourquoi donc ? 
- Elle me crois loin. 
- Tu lui diras que tu as changé d'avis. 
- Je n'oserais plus la regarder après ce qui s'est passé. 
- Ta mère sera compréhensive, tu dois lui avouer. 
- Je peux reprendre mon argent ? 
- Où est-il ? 
- Il se trouve dans l'un des sacs de ces hommes. 
- Ramène nous les sacs, qu'on regarde ce qui s'y trouve. "
Simon se lève, rassemble les sacs, et revient s'asseoir. Adam regarde leurs contenus. Il y trouve 5000 sous, quelques aliments et un parchemin. Il lit ce dernier puis, étonné, il demande au garçon : 
" L'incendie de Tchaïdeniz, c'est vous ? 
- Je n'ai rien fait, je vous le promet. 
- Que raconte cet écrit ? demande Zoldan.
- Faites brûler le quartier des jeux et quittez la ville pour ne plus jamais y revenir. Voici l'argent, lit Adam. 
- Je ne savais pas qu'ils allaient le faire ! dit Simon. 
- Raconte nous ton histoire, Simon, depuis que tu as quitté l'auberge.
- Bah... J'avais un cheval et un peu d'argent. 
- Et tu as voulu parcourir le monde, dit Adam. 
- Oui... 
- Et où es-tu allé ? 
- A Tchaïdeniz. 
- Et ensuite ? 
- Au début, je voulais prendre le bâteau. Mais il ne partait que le lendemain. Alors j'ai trâiné dans la ville et j'ai découvert que des gens misaient leur argent sur des jeux. 
- Et tu as gagné ? demande Zoldan. 
- Au début, oui. J'ai crû que c'était facile. Et puis j'ai tout perdu. 
- Combien ? demande Zoldan.
- 1000 sous. 
- Et qu'as-tu fait ensuite ? 
- Ensuite, quelqu'un m'a proposé de me prêter de l'argent. 
- Comme ça ? Sans rien en retour ? dit Trebor. 
- Contre mon cheval, répond Simon. 
- Et pour combien ? 
- 500...
- 500 ? s'étonne Trebor. 
- Oui. 
- Et après ? 
- J'ai joué cet argent et j'ai aussi perdu. 
- L'engrenage... Et ensuite ? dit Trebor.
- Ensuite, j'ai décidé de rentrer. 
- Et ensuite ? 
- L'homme qui ma prêté de l'argent m'a retrouvé avant que je ne parte. Il m'a proposé de me rendre mon cheval contre un service. 
- Et tu as accepté... dit Zoldan. 
- Oui...
- Et c'était quoi comme service ? 
- Il fallait que je guette. 
- Pendant que eux mettaient le feu au quartier, c'est bien ça ? demande Adam. 
- Oui. Quand j'ai vu ce qu'ils ont fait, j'ai pris peur. 
- Que s'est-il passé ensuite, demande Zoldan. 
- Ensuite, ils m'ont dit de venir avec eux. 
- Et où êtes-vous allé ? 
- Au début, on est allé dans une grotte où se trouvaient d'autres brigands. Ils nous ont dit qu'ils pouvaient nous héberger contre 200 sous pour chacun. 
- Mais tu n'avais pas d'argent...
- L'un d'eux a proposé de me les avancer. 
- Et après ? 
-  On est arrivé ici. Ils ont dit qu'ils voulaient faire un coup dans l'auberge. Je leur ai dit que je connaissais l'endroit. Ils m'ont demandé plein de choses puis on a convenu que c'était moi qui allait m'en occuper. 
- Et toi tu as accepté ! dit Zoldan. 
- Ils ont dit que si je n'y allait pas, ils allaient s'en charger eux même. 
- Je vois, dit Adam. 
- Et ensuite vous avez volé le tonneau de vin chez nous, c'est bien ça ? dit Trebor.
- Oui, mais je ne voulais pas, je vous le jure, monsieur, répond Simon. 
- Ca côute combien un tonneau de ce genre, demande Adam. 
- Un cru de l'année dernière... dans les 800 sous, dit Trebor. 
- Voilà ce que je propose, dit Adam. Toi, Simon, tu récupères ton cheval et sur cette somme, tu vas prendre 3000. Vous, chevaliers, vous prenez 1000 sous et le reste des chevaux. Et moi, je prend les 1000 sous qui restent. Ca convient à tous ? 
Tout le monde accepte. 
- Si tu veux Simon, tu peux passer à la commanderie de temps en temps. On te trouvera peut-être des choses à faire, dit Zoldan. 
- Tu vas rentrer chez toi, Simon. Tu racontera à ta mère, tout ce qui s'est passé depuis ton départ. Je peux compter sur toi ? dit Adam. 
- Oui... merci beaucoup. Je ne sais comment vous remercier. 
- Arrête de traîner avec des brigands, c'est tout ce qu'on te demande. "
Adam se lève et commence à chercher ses pièces qui sont tombées pendant le combat. Zoldan, Trebor et Simon l'aide à les chercher aussi. Quelques minutes après, Adam a retrouvé le contenu de sa bourse. 
" Ca ne doit pas être très pratique de se ballader avec autant d'argent sur soi, dit Zoldan. 
- C'est vrai que c'est un peu embêtant, dit Adam. 
- C'est bientôt le soir, venez souper chez nous. Qu'en dites-vous ? 
- D'accord. Je vous remercie. 
- Et pour le tonneau, on fait comment dit Trebor. 
- On enverra quelqu'un le chercher. Là, la dernière chose que j'ai envie de faire, c'est de faire rouler un tonneau jusqu'à la commanderie. "
Les hommes en rient. 
Le groupe déplace les corps dans la forêt. Puis, Simon prend la direction de l'auberge après avoir promis de tout raconter à sa mère. Adam et les chevaliers récupèrent les chevaux des brigands et continuent vers l'est, sur le dos de leur propre monture. 


--> Adam a une armure en cuir avancée, l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 23 flèches jomi, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, la moitié d'une feuille de papier, 80% d'un flacon d'encre, un flacon d'huile de jomi utilisé une fois, un chiffon, une bague anti-spectre en or, une calame, 1 morceau de viande séchée, une gourde vide, ainsi qu'une bourse contenant 7375 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, cinq brigands, 2 harpies des marécages, 1 jomi, 1 nécromancien.

Quand ils arrivent, le soleil va bientôt se coucher. Zoldan fait rapidement faire le tour du propriétaire à Adam. Il montre différents bâtiments : " De ce côté, c'est là où on transforme le raisin... ici ce sont les dortoirs... de ce côté, c'est l'endroit où l'on se restaure... voici la chapelle... Et nous voilà arrivés aux écuries. "
Ils attachent leurs chevaux. Il y a un puit sur la place. Adam se rafraîchit et y remplit sa gourde. Le groupe entre ensuite dans la grande salle où sont servit les repas. Zoldan présente leur sauveur à ses compagnons qui l'accueillent chaleureusement. 
Zoldan demande à ce que certains se chargent du tonneau resté sur place. Il demande aussi à ce que quelqu'un apporte une nouvelle sacoche à Adam. Ils prennent place à table, et on leur sert le repas. Au menu, il y a du mouton et du vin issu du vignoble de la commanderie. 
" Voyez-vous, mon cher Adam, ici, nous sommes une fraternité. Chacun a un parcours différent, dit Zoldan. 
- Et son propre caractère aussi, dit un chevalier. 
Tout le monde se met à rire. 
- On vit dans le respect de certaines règles qu'on s'impose. En outre, on cultive nos champs, on prie, et on aide les innocents qui font appel à nous. 
- C'est respectable, dit Adam. 
- A propos, dit Zoldan, il vous faudrait un moyen de ne pas emmener autant d'argent sur vous lorsque vous vous déplacez. 
- Je sais, dit Adam, mais je n'ai pas trouvé de solution. 
- Vous savez, nous ne sommes pas la seule commanderie. Il y en a aussi sur le continent. Nous avons développé un système d'échange qui permet à ceux qui le souhaitent de déposer leur argent dans nos coffres. En contrepartie, nous leur délivrons un document qui leur permet d'échanger ce papier marqué de notre sceau quand ils le souhaitent. 
- Ca peut m'intéresser...
- Prochainement, nous comptons installer un bureau au château. Celà vous aidera très certainement. 
- Je peux déposer de l'argent dès aujourd'hui ? 
- Oui, si vous voulez. On s'en occupera après le repas. "
Le souper est terminé. Le soir est bien entamé. Zoldan convie Adam dans la salle des coffres. Ils s'assoient à une table. Adam dépose 6000 sous. En échange, Zoldan lui fournit un papier sur lequel il note le montant de la somme déposée puis le tamponne avec la marque de la commanderie. 
Adam demande toutefois s'il y a un risque de fraude. Zoldan lui dit qu'il y a secret sur ce papier que personne ne peut déchiffrer s'il n'est pas initié aux méthodes. Adam demande ce que c'est mais le chevalier préfère garder le silence. 
C'est la nuit lorsque Adam décide de repartir vers le château. Il remercie ses hôtes, les salut, puis quitte la commanderie sur le dos de son cheval. Arrivé à bon port, il prend un morceau de parchemin et y note : "Le problème du cambriolage est réglé. " Il pose ce papier sur la table du capitaine et va se coucher. 

--> Adam a une armure en cuir avancée, l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 23 flèches jomi, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, le quart d'une feuille de papier, 70% d'un flacon d'encre, un flacon d'huile de jomi utilisé une fois, un chiffon, une bague anti-spectre en or, une calame, 1 morceau de viande séchée, une gourde remplie d'eau, une bourse contenant 1375 sous et une lettre de change de 6000 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, cinq brigands, 2 harpies des marécages, 1 jomi, 1 nécromancien.


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