Jour 15

 JOUR 15

Le lendemain matin, le général et sa troupe repartent à leur camp. Le capitaine dépose la solde de 400 sous sur la commode d'Adam pendant celui-ci dort encore. Il dépose également un mot lui demandant de le rejoindre au donjon lorsqu'il sera réveillé. 

--> Adam a une armure en cuir, l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 9 flèches en fer, 6 flèches en acier, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, trois-quart d'une feuille de papier, 90% d'un flacon d'encre, une calame, 4 morceaux de viande séchée, une gourde vide, ainsi qu'une bourse contenant 1203 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, trois brigands, 2 harpies des marécages, 1 jomi.


A son réveil, Adam se prépare et mange son petit-déjeuner à la cantine de la tour. Sur place, des gardes le félicite pour sa contribution de la veille. Adam leur demande de récupérer les os de jomi et de les apporter au forgeron. Ensuite, il se dirige à la fontaine qui vient d'être installée près du bassin. Il se ravitaille en eau puis passe rapidement chez le forgeron pour lui dire qu'un chargement d'os de jomi va lui être apporté sous peu.

Ceci fait, il arrive au donjon. Les gardes l'accueillent avec le plus grand des égards. Une fois à l'intérieur, il constate que le seigneur discute avec le capitaine. Le mage et le messager de Tchaïdeniz sont également présents. 

Le roi Qualrain prend la parole : 

" Maintenant que tout le monde est présent, on peut commencer la réunion. 

- Le général est déjà parti ? demande Adam. 

- Oui. Il va renouveller ses troupes et sera à Tchaïdeniz dans les plus brefs délais, répond le capitaine.

- Je vous félicite pour vos réalisations d'hier. Cette victoire va, sans aucun doute, avoir un effet dévastateur dans l'esprit de Melios, annonce le seigneur.

- Il va sérieusement falloir songer à s'occuper de lui, ajoute le mage. 

- J'ai appris qu'un mouvement de rébellion avait fait surface de l'autre côté de la frontière, dit le roi. 

- Des rebels au Royaume du Sud ? demande le capitaine. 

- Et ils ne sont pas de chez nous, répond le seigneur. 

- Qui peut bien les mener ? demande à nouveau Urger. 

- Je l'ignore encore. Mais tenir tête à Melios, qui plus est, sur son terrain, n'est pas l'affaire de tout premier venu... Quoi qu'il en soit, l'ordre du jour concerne l'arrestation du maire de Tchaïdeniz. 

- Tout à fait, dit le mage. 

- Faites-leur une démonstration, je vous prie. "

Le mage fait une incantation. Il se transforme en loup. Les convives sont surpris. 

" Est-ce possible ? demande Kamon. 

- Incroyable, ajoute Adam. 

- Quel spectacle édifiant, dit Urger. "

Le mage reprend sa forme initiale. 

"C'était vous... la licorne ? demande Adam.

- C'est exact, répond le mage. 

- Je n'en reviens pas... "

Le mage se transforme à nouveau. Cette fois-ci, il se change en archer. 

" C'était vous aussi ? demande Adam. 

- Aussi ! répond le mage. 

- Mais l'archer de l'autre jour avait des compétences hors normes ! Comment faites-vous ? demande Adam.

- Je m'inspire de ce que j'ai vu puis je le reproduis. 

- Vous voulez dire que vous avez déjà croisé un archer aux compétences aussi exceptionnelles ?

- Oui... il y a très longtemps. 

- Et vous pourriez vous transformer en jomi aussi ? 

- Je le peux, oui.

- Stupéfiant ! s'exclame le messager. 

- Vous êtes quelqu'un de très déroutant monsieur le mage, dit le capitaine Urger. "

Qualrain reprend la parole : 

" Bien... Vous allez partir tous les quatre à Tchaïdeniz. 

 - A vos ordres, répond le capitaine. 

- Que diriez-vous d'y aller à dos de dragon ? 

- Je dirais que ça serait génial, répond Adam. 

- Vous parviendrez là-bas en moins d'une journée, dit le roi. 

- Et que doit-on faire une fois sur place ? demande Urger. 

- Vous irez chercher le maire et le ramenerez ici, continue Qualrain.

- C'est d'accord, répond le capitaine. 

- Soyez ingénieux ! Ne vous faites pas surprendre par les ennemis. 

- Parce que vous pensez qu'il y a des soldats de Melios là-bas ? 

- A n'en pas douter. Il doit s'y trouver l'un de ses subalternes qui donne ses instructions au maire.

- C'est donc pour cela que vous envoyez des troupes ? 

- Pour y faire le ménage, vous avez tout compris. 

- Mais pourquoi ne pas laisser le maire à l'intérieur ? demande le capitaine.

- Pour l'interroger avant qu'il ne pense à fuir voire ou à attenter à sa propre vie.

- Et que faisons-nous des civils ? 

-Prenez ceci.

Le seigneur leur passe un lot de parchemins à afficher ainsi que des marteaux et des clous. Le capitaine lit ce qu'il y a d'inscrit : " Message aux citoyens de Tchaïdeniz ! Quittez cette ville ! "

- Vous voulez que l'on affiche cela où ? demande Urger.

- Partout où vous le pourrez, répond le roi. 

- Changez-vous en civils, n'emmenez pas d'arme. Vous prendrez les vêtements que voici, dit le mage.

- Et pour le repas de midi, on fait comment ? demande Adam.

- On vous a préparé un panier, ne vous en faites pas, répond Qualrain. "

La conversation est terminée. L'équipe se change, Adam récupère le panier repas,  puis tout le monde prend la direction de l'extérieur du château. Le mage trouve un endroit avec suffisamment d'espace puis se transforme. Adam, le capitaine et le messager prennent place sur le dragon. 


--> Adam a une armure en cuir, l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 9 flèches en fer, 6 flèches en acier, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, trois-quart d'une feuille de papier, 90% d'un flacon d'encre, une calame, 4 morceaux de viande séchée, une gourde remplie, ainsi qu'une bourse contenant 1203 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, trois brigands, 2 harpies des marécages, 1 jomi.

Le groupe vole en direction de Tchaïdeniz. A ce rythme, il seront arrivés en soirée. A mi-chemin, le dragon redescend et se pose sur un champs. Le mage redevient mage. 

C'est l'heure du repas : Adam sert chacun des équipiers. Le cuisinier leur a concocté un plat de poisson. En guise de boisson, il leur a prévu du jus de cerise et de l'eau. 

Une fois le repas terminé, ils repartent tous comme ils sont arrivés. Sur le chemin, ils se rendent compte que les oiseaux font systématiquement des bruits d'effroi. Cela est probablement dû au fait qu'ils n'ont pas l'habitude de voir de dragon. Le messager prend la parole : 

" Merci pour tout ce que vous faites. 

- On ne fait que notre travail, répond le capitaine. 

- Comment vous sentez-vous ? demande Adam à Kamon. 

- En grande forme, dit le messager. 

- Tant mieux parce qu'il y a encore du travail, dit le capitaine. 

- Et vous ne croyez pas qu'ils vont vous reconnaître là-bas, demande Adam. 

- Personne ne sait que je suis parti donc ça devrait aller, répond le messager.

- Et les brigands, s'ils vous revoient ? 

- Si jamais ils s'y trouvent, je ne pense pas qu'ils me reconnaitraient vu qu'il faisait nuit. 

- Et vous n'êtes pas censé être au travail au fait ? 

- Rassurez vous sur ce fait, je suis en congé.

- Quand je pense qu'il faut placarder toutes ces affiches dans la ville... ronchonne Adam. 

- Selon toi, Adam, pourquoi nous a-t-on demandé de placarder ces affiches, demande Urger. 

- Bah... Pour avertir les gens...

- On fait celà pour sauver leur vie. 

- C'est vrai, désolé. 

- Quand il s'agit d'une ville ennemie, c'est facile de ne pas se poser de question. Mais quand il s'agit d'assiéger une ville où ce sont les nôtres qui sont pris en otage, c'est déjà plus compliqué, ajoute le capitaine. Quand tu ressens de l'aversion ou de la lassitude, rappelle toi pourquoi tu fais ce que tu fais. 

- On s'occupera des parchemins ce soir ? 

- On parlera des détails plus tard, dit soudainement le dragon. "

Le voyage se fait sans encombre. L'équipe se pose suffisamment loin de la ville afin de ne pas être répérée. Le mage reprend sa forme initiale puis il se repose un instant.

" Ca va votre dos ? demande Adam. 

- C'est que je n'ai pas vraiment l'habitude, réagit le mage. 

- En tout cas, le trajet était très agréable, dit Kamon.

- Merci de ta sollicitude. Je t'expliquerai comment on fait, dit le mage à Adam. 

- C'est vrai ? Vous allez m'apprendre ? 

- Ca pourrait t'être utile.

- Merci Mage. "

Sur ces paroles, le mage se transforme en Fortuna. Le groupe se met à rire. On lui rappelle que son accoutrement militaire ne va pas convenir. Le mage se transforme à nouveau : il est devenu la jeune femme de la bibliothèque. Cela convient à tous. Les quatre se dirigent maintenant en ville. 

La ville de Tchaïdeniz est une citadelle attelée à la mer par le port. Une grande avenue rectiligne se dessine du port aux portes très élevées de la ville. L'équipe se présente aux gardes comme des voyageurs venus du nord du royaume et demandant l'emplacement de l'auberge. On les renseigne puis on les laisse rentrer.

Sur le chemin, ils constatent que les rues sont placardées d'une affiche qui indique qu'une éxécution aura lieu sur la place publique le surlendemain. Ils arrivent à l'auberge. Le capitaine s'adresse au patron : 

" Bonsoir. On aurait besoin de quatre chambres. 

- Bonsoir messieurs. Je suis désolé, il ne nous reste que deux chambres. 

- Presque complet ? Pourtant, l'éxécution, ce n'est que dans deux jours, non ? 

- C'est que nous avons dû héberger des gens en urgence. 

- En urgence ? C'est-à-dire ?

- Il y a quelques jours, le quartier des jeux a été incendié.

- Ah bon ? Et on a arrêté le responsable ? 

- Aussi curieux que cela puisse paraître, le criminel est le capitaine de la garde. 

- Et c'est pour lui l'éxécution ? 

- Oui. 

Le messager s'immisce dans la conversation : 

- Le capitaine de la garde ? Mais ce n'est pas possible !

- Moi aussi j'ai été choqué de l'apprendre, et pourtant... dit l'aubergiste.

- Pourquoi il a fait ça ? demande Kamon. 

- Lors du procès, il a dit qu'il n'avait rien fait mais ses gardes l'ont contredit. 

- Quelle triste histoire... réplique le messager.

- Et sinon, vous les prenez, les deux chambres ? 

- A-t-on seulement le choix ? On les prend, dit Urger. 

- Et vous prenez des repas ? 

- Evidemment. 

- quatre soupers, quatre petits-déjeuners ? 

- Oui. 

- 100 pour les chambres et 160 pour les repas... Soit 260 sous s'il vous plait. 

Adam et le capitaine se partagent le montant à payer. 

- Voilà pour vous. 

- Merci. 

- Je vous montre les chambres.  "

Les coéquipiers se lavent les mains puis descendent à la salle des repas. Une discussion démarre : 

" Je n'en reviens pas que le capitaine ait pu faire cela, dit le messager. 

- Vous pensez que le maire est derrière tout ça ? demande Urger.

- Pour moi, ça ne fait aucun doute, répond Kamon. 

- Décidemment, il est dans tous les mauvais coups celui là, dit Adam en coupant un morceau de pain avec les mains. 

- On doit le libérer, dit le messager.

- Le libérer, le libérer... notre mission est d'exfiltrer le maire et de prévenir les civils, c'est tout, dit le capitaine. 

- Non ! s'exclame le messager.

La salle se tourne en direction de Kamon. Il se reprend : 

- Non, dit-il sur un ton moins élevé. Si le capitaine ne vous avait pas prévenu, votre chateau aurait été une ruine à l'heure qu'il est. 

- Ce que dit cet homme n'est pas faux, dit le mage. 

- Vous pouvez faire quelque chose ? demande Kamon au mage. 

- Je pense qu'on peut faire d'une pierre, deux coups. 

- Expliquez-vous, dit le capitaine. 

- Je peux me faufiler dans la prison et le libérer. 

- Et vous faites comment pour en sortir ? demande Adam. 

- Pour cela, laissez moi faire... Voilà ce que je propose... Je libère le prisonnier, il vous rejoint ici et vous prenez le large. 

- Et vous ? Et le maire ? 

- Ne vous inquiétez pas pour moi. Quant au maire, je m'en charge. On se rejoindra où l'on s'est posé. C'est compris pour tout le monde ? 

Les équipiers acquiècent. 

- A quoi ressemble le capitaine ? demande le mage au messager. 

- Heu... Comment dire ? Il est plutôt petit, les cheveux noirs et bouclés...

Le messager fait une description du capitaine de Tchaïdeniz que le mage trouve acceptable. Toujours avec une voix de femme, il demande :

- Et le maire, où peut-on le trouver à cette heure-ci ? 

- Je suppose qu'il doit-être chez lui, dit le messager. 

- Finissons vite ce repas et montrez moi son habitation. Ensuite, revenez auprès des autres. 

- D'accord, dit Kamon. 

- Il ne nous reste plus qu'à plannifier le placardage, dit le capitaine. 

- Ah oui, c'est vrai... dit Adam. 

-On attendra que toute la ville dorme puis on se partagera les quartiers de manière à ce que chacun cloue autant de parchemins qu'il peut. Ensuite, on se retrouve ici. Ne vous faites pas remarquer. Est-ce que c'est clair ? "

Le groupe aquièce. 

Le plan semble au point. Le repas est terminé. Le messager part montrer la maison du maire au mage. Celui-ci se transforme en mouche et s'y infiltre par le trou de la serrure. Le messager rentre rejoindre ses autres coéquipiers restés à l'auberge. Pendant ce temps, le mage vole entre les pièces de la maison et constate qu'il n'y a personne. 

Plusieurs heures passent. A l'auberge, le capitaine a déjà distribué les parchemins et l'outillage à ses partenaires. De son côté, le mage vient enfn de voir à quoi ressemblait le maire. Sa mission accomplie, il rentre se coucher. 

De leur côté, en pleine nuit, Adam, le capitaine et le messager clouent toutes les affiches qu'ils ont. Ils se sont fait parfois quelques frayeurs car des gardes circulaient mais au bout du compte, le travail a été fait. Ce qui leur facilité la tâche fut le fait qu'ils ont placardé leurs affiches à côté de ceux déjà présents, sinon par-dessus. Ils rentrent à leurs chambres puis laissent passer la nuit. 


--> Adam a une armure en cuir, l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 9 flèches en fer, 6 flèches en acier, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, trois-quart d'une feuille de papier, 90% d'un flacon d'encre, une calame, 4 morceaux de viande séchée, une gourde remplie, ainsi qu'une bourse contenant 1073 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, trois brigands, 2 harpies des marécages, 1 jomi.


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