Jour 20

 JOUR 20

Au matin, Adam se prépare et se dirige à la cantine. Sur place, il rencontre le capitaine. 

" Bonjour capitaine, vous allez bien ? 

- Bonjour Adam, et toi ? Bien dormi ? 

- Oui, merci. J'ai bien dormi. 

- J'ai vu ton mot sur la table. Encore une affaire classée ? 

- Encore une. 

- C'est bien ! Tiens, voilà ta solde. 

- Il y a autre chose pour moi aujourd'hui ? 

- Ce matin, on va voir le roi ensemble. 

- Et cet après-midi ? 

- Je ne sais pas encore. Ca dépendra de ce matin.

- D'accord. "

Adam prend son petit-déjeuner puis il sort de la tour de garde en compagnie d'Urger, de Paul et de Kamon. Ils vont au donjon. On leur ouvre puis ils rejoignent Qualrain et le mage. 

" Bonjour mes amis. 

- Bonjour, votre grandeur, bonjour Mage, dit Urger. 

Les autres convives font un geste de respect de la tête. 

- Vous savez pourquoi on s'est rassemblés aujourd'hui ? demande le roi.

- Nous allons parler de la bataille ? demande le capitaine. 

- Oui. 

- J'ai reçu un message du général au front. Je tiens à vous en faire part. 

- Quel est-t-il ? demande Urger. 

- Les troupes sont positionnés autour de Tchaïdeniz. Les civils se trouveraient à l'arrière de nos soldats. Ils sont arrivés hier soir et le combat ne devrait pas tarder à commencer. Il faut que l'on fasse vite. Prenez vos chevaux et rejoignez moi à l'extérieur du château. "

Adam scelle son cheval et l'ensemble de l'équipe rejoint le roi. Ensemble, ils se dirigent vers le nord-ouest. Ils empruntent d'abord la voie principale, puis une voie secondaire. Après une petite heure, ils arrivent devant une petite ferme. 

" Chez qui sommes-nous ? demande Adam. 

- Chez l'oracle, dit le roi. 

- Peut-il savoir l'issue de la bataille ? 

- C'est pour cela que nous sommes ici. "

Le seigneur frappe à la porte. Une dame très âgée leur ouvre. Elle les fait entrer sans dire mot. La pièce est rectangulaire, ni trop grande, ni trop petite. La dame retire un tissus qui recouvre un objet accroché au mur. C'est un châssis de bois encadrant un parchemin très clair sur lequel a été comme renversé, tout un pot d'encre noire.

A quatre pas devant ce tableau, un banc en bois est posé sur le sol. Qualrain s'asseoit au centre et son équipe prend place à ses côtés. La vieille dame va dans une pièce adjacente et revient avec un tréteau circulaire qu'elle fait rouler jusqu'à le placer devant ses invités. Elle le pose. 

Elle va dans une autre pièce et revient avec un petit sac en cuir. Elle s'asseoit sur ses genoux au pied du tréteau. Elle déverse le contenu de son sac sur la petite table. En sortent plusieurs os. 

Le roi s'adresse à la dame :

" Merci de votre accueil, Oracle. 

La femme ne répond pas. 

- De quel animal proviennent ces os ? demande Adam.

- D'un corbeau. 

- Qu'allez-vous faire ? demande un Adam extrêmement intéressé. 

- Je vais répondre à votre question. 

- Je peux ? demande le roi. 

- Faites. 

- Qualrain met les petits os dans sa main, se concentre, puis les jettent sur la table. 

La vieille dame regarde attentivement les os. Puis elle dit :

- Je ne peux répondre, ni par l'affirmative, ni par la négative. 

- Pourquoi ? demande le roi. 

- Vous devez découvrir la réponse à cette question par vous-même. "

La dame range les osselets dans leur étui puis va les ranger. A son retour, elle pose une bougie sur la petit table. Le seigneur demande au mage de l'allumer. Ceci étant fait, une petite fumée monte vers le plafond. 

Des images apparaissent sur le  tableau qui se trouve accroché face à eux. La dame sort de la maison et referme les volets.

" Qu'est-ce que c'est ? demande un Adam conquit. 

- Tchaïdeniz, dit le mage. 

- Voulez-vous dire que l'on va pouvoir assister à la bataille depuis notre endroit ? 

- Absolument... dit le roi, encore déconcerté par la réponse donnée par l'Oracle.

- Est-ce qu'on peut se rapprocher des soldats ? demande Adam. "


Le général apparaît. Il se trouve face à ses soldats. Il leur dit quelque chose. Dans la salle, on entend très nettement ce quelque chose : 

" Soldats du royaume Nord. Grâce à vous, nous reprendrons cette ville. Grâce à vous, nous rentrerons chez nous. Grâce à vous, nous parlerons de nous. Ne faites qu'un avec votre arme. Ne faites qu'un avec votre général. Ne faites qu'un avec votre roi. "

Les soldats écoutent ce que dit le général. Certains ont peur, d'autres sont stoïques ; tous cependant conviennent d'une chose : le général est confiant. " Positions ! " hurle le général. Les troupes prennent place sur le terrain. En quelques minutes, ils encerclent la ville. 

Tchaïdeniz partage un point commun avec la configuration de la forteresse du roi. Celle-ci est entourée d'une épaisse muraille sur trois faces et d'une défense naturelle sur la dernière. Ici, il s'agit de la mer. 

De ce qu'Adam a compris, c'est le roi qui décide de l'endroit réfléchit sur l'écran. Périodiquement, il change de cadre. Il passe du nord au sud, de l'est à l'ouest. Il agrandit ou rétrécit l'objet de son intérêt. Après avoir passé en revue le nombre et l'état psychologique de ses troupes, il regarde les engins de siège positionnés à l'arrière : le général a prévu quelques trébuchets avec à leurs côtés, plusieurs charettes chargées de pierres, ainsi qu'un bélier.

L'armée du général est composée d'archers et d'épéistes. En face, le commandant ennemi compose avec une série d'archers et de lanciers disposés sur tout le chemin de ronde. Sur la place face à la porte fermée, il a placé des épéistes et des arbalétriers. 

Le roi en profite pour regarder le contenu des bâtiments. Il constate avec tristesse que tous les habitants ne sont pas partis. Paniqués, certains sont cloîtrés et attendent l'issue de la bataille. Quant aux citoyens qui sont partis, pour la plupart, ilq sont installés dans un camp de fortune derrière les soldats de Qualrain.

En continuant son parcours, un détail intrigue le roi. Tout le contour de la cité est entourée d'une substance noire et visqueuse. C'est la première fois qu'il voit cela. Il demande l'opinion de sa petite assemblée. Le capitaine lui dit que c'est peut-être une matière pour faire glisser les échelles. 

Le roi jette maintenant son dévolu sur une sorte de pyramide faite de terre et de cailloux. Des soldats s'activent autour. Sur ce monticule qu'ils ont créé, ils déversent le contenu de leurs seaux. En suivant l'un des soldats en mouvement, on s'aperçoit qu'il entre dans un trou.

Le seigneur dirige son attention vers l'intérieur de ce trou. Des hommes creusent un tunnel à l'aide de pioches et de pelles. 

" Que compte faire le général ? demande le capitaine de Tchaïdeniz.

- Peut-être veut-il faire s'écrouler une partie du mur par le sous-sol, dit le messager. "

Le général hurle : " trébuchets ! " 

Un soldat charge l'engin. Puis il dit à son coéquipier : " On doit éviter l'intérieur de la ville. Surtout... pas trop haut. "

Le capitaine hurle : " Tirez ! "

La pierre s'envole, passe par-dessus le mur et retombe sur une bâtisse se trouvant dans l'enceinte. 

Le même soldat dit : "Je t'avais dit pas trop haut ! "

Les soldats recommencent la manoeuvre. Cette fois le mur est touché. 


--> Adam a une armure en cuir avancée, l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 23 flèches jomi, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, le quart d'une feuille de papier, 70% d'un flacon d'encre, un flacon d'huile de jomi utilisé une fois, un chiffon, une bague anti-spectre en or, une calame, 1 morceau de viande séchée, une gourde remplie d'eau, une bourse contenant 1775 sous et une lettre de change de 6000 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, cinq brigands, 2 harpies des marécages, 1 jomi, 1 nécromancien.

Les soldats de Melios se trouvant sur la portion du mur touché, trébuchent, se relèvent et s'écartent. Leurs compagnons ont commencé à tirer leurs flèches. Les soldats de Qualrain répliquent. 

Les flèches vont et viennent sur toutes les parties de l'enceinte. Des soldats de Qualrain se tiennent prêts à courir vers un mur qui pourrait se dégarnir ; plusieurs échelles sont en effet disposés au milieu des épéistes qui ont cette charge. 

Aux extrémités de la ville se trouvent deux grandes tours qui comblent l'espace entre la mer et la cité. Des soldats de Melios y sont stationnés et empêchent toutes tentatives d'avancées de leurs ennemis.

Les projectiles, qu'ils soient en fer, en acier, et même en argent, forment une gigantesque nuée tout autour de Tchaïdeniz. Des soldats tombent ci et là. Certains archers de Melios finissent par employer des flèches au mercure, ressource que l'on trouve en quantité au royaume du Sud. En retombant au sol, leur vitesse et décuplée. Les épaisses armures des soldats de Qualrain sont transpercées. 

Quelques téméraires soldats de Qualrain s'équipent d'une échelle et courent pour la disposer sur l'une des portions. A priori, l'endroit est sûr. Une vingtaine d'épéistes entament l'escalade de la pente. Les premiers sont parvenus à atteindre les remparts et sautent par-dessus la partie basse du créneau pour attendre le chemin de ronde. 

Les lanciers de Melios qui les ont repérés, leur donnent des coups d'estoc. Certains épéistes de Qualrain tombent à l'intérieur de l'enceinte et sont terminés par les épéistes de Melios se trouvant en contrebas. D'autres, à l'inverse sont renvoyés à l'extérieur de la muraille. Un lancier finit par faire tomber l'échelle et les soldats qui étaient en train de monter. 

Les quelques épéistes de Qualrain qui se trouvent en hauteur essuient des tirs d'arbalète et sont mis hors d'état de nuire. L'un d'eux est même touché par les tirs de ses propres camarades. Celà fait réagir le seigneur : " Trop tôt, trop tôt ! Quel gâchis ! "

Les trébuchets continuent leur oeuvre. Les soldats ennemis ne parviennent pas à les atteindre. Des parties du mur visé s'effondrent, mais ce n'est pas encore suffisant. Dans leur dos, les citoyens de Tchaïdeniz sont aussi bien fascinés qu'appeurés. Les flèches sifflent, les engins couinent, les soldats crient, les pierres éclatent. 

Il est approximativement midi. Voilà deux heures que le combat a commencé et aucun des deux camps n'a fléchit. D'autres trébuchets, installés de l'autre côté, entament la destruction d'une autre portion du mur. 

Voilà quatre heures que les flèches vont et viennent. La fatigue commence à se faire sentir chez tous les soldats qui doivent coûte que coûte rester concentrés. Urger dit : "Ca va se jouer au mental, cette histoire. " Le roi réplique : " Cela m'étonne qu'il y ait autant de soldats ennemis à Tchaïdeniz." 

Adam commence à avoir faim. La porte de la maisonnette s'ouvre. L'Oracle arrive avec une petite marmite remplie de cuisses de poulets rôties. " Merci ", dit Adam qui attend que le roi se serve avant lui. " Bon appétit ", dit l'Oracle. La petite équipe se met à table tout en discutant de la retransmission. 

En cours d'après-midi, les soldats de Melios commencent à ne plus pourvoir suivre le rythme. Certains se reposent derrière leur créneau pendant que d'autres tirent. Puis ils permuttent. Les soldats de Qualrain font de même à l'exception du fait que des carrés de soldats passent à la place d'autres. Vue du ciel, on dirait un balet.

Le général n'a pas perdu son entrain du matin et continue à donner des ordres. Il est accompagné de soldats et de bardes qui tambourinent sur des peaux à différents rythmes. En outre, des soldats lèvent et abaissent des drapeaux. Un étendard est relevé : le bélier passe à l'action. 

L'engin est protégé par un toit que les flèches ennemis ne parviennent pas à percer. Dessous se trouvent une dizaine de soldats de Qualrain qui avancent doucement mais sûrement. Ils parviennent jusqu'à la porte. Celle-ci est composé de bois sur une face, et de pierres sur l'autre. La pointe du bélier est en diamant, ressource que l'on trouve en très petite quantité dans les mines du royaume du Nord. Les soldats font balancer l'énorme tronc qui percute leur cible : la porte cède. 

Les soldats postés au sol se font face. Ils sont cependant séparés par une herse. Le bélier continue de taper sur les gros barreaux en fer. En face, les arbalétriers tentent de faire cesser la manoeuvre du général du Nord et abattent une partie des soldats réfugiés sous le bélier. 

A nouveau, des échelles viennent d'être disposées le long de la muraille. Le général de Qualrain a l'avantage du nombre. "Cette fois, on les a ! " dit Paul. De nombreux soldats du roi du Nord fondent sur les échelles, les positionnent et grimpent aussi vite qu'ils peuvent. 

Depuis la tour de l'une des extrémités de la ville, des archers se munissent de flèches incendiaires. Ils visent le sol, là où a été déversée cette matière noire et visqueuse. Ils tirent. Tout le sol entourant le mur prend feu. Les échelles brûlent, les soldats tombent. Les quelques survivants qui se trouvaient sous le bélier prennent feu aussi. 

L'offensive est un désastre. 

" Qu'est-ce que cette matière brûlante ? ", demande le roi au mage.

- Ce doit être ce qui a rendu l'issue de cette bataille indécise. 

- Nonnnn ! s'écrie Paul.

Le roi parcoure le théâtre du conflit. Il vérifie l'avancée du tunnel. 

- A ce rythme, ils en ont pour une semaine", dit Adam. 

Le roi réfléchit, puis dit : 

" Je ne sais pas ce que veux faire le général avec ce tunnel mais on ne peut pas se permettre d'attendre. L'ennemi est fatigué. Si on n'entre pas d'ici ce soir, nul doute que Melios utilisera ce temps pour amener des renforts. Il déplace son attention en suivant la côte puis dit :

- A ce rythme, les bâteaux arriveront avant ce soir ! dit le mage. 

En effet, des navires équipés de canonières ont pris la direction de Tchaïdeniz.

-Que pouvons-nous faire ? demande Urger. "

Le roi sort de la pièce puis revient quelques minutes plus tard. Il s'exclame : 

" Mage ! Adam !

- Oui ! disent les deux appelés. 

- Ils emploient les manières fortes, alors nous aussi on va faire de même !

- Qu'attendez-vous de nous ? demande le mage.

- Rendez-vous le plus vite possible à Tchaïdeniz ! "

Le roi leur explique ce qu'il faut faire puis ajoute : 

- La ville ou la vie ! "

Adam et le Mage sortent de la maison. 

Le mage se transforme en jomi. Il prend Adam dans sa paume puis ils prennent la direction de Tchaïdeniz. Adam lui demande de trottiner. Le duo créé un nouveau sentier dans son sillage. Il parviennent sur les lieux du combats au moment où le soleil est proche de la ligne d'horizon. Les trébuchets, de leur côté, continuent de pilloner les fentes qu'ils ont ont créées depuis le matin. Mais le mur continue de résister. 

Les citadins voient le jomi. Ils sont stupéfaits par le tournant que prend le spectacle. Le jomi pose Adam puis trouve un endroit proche de l'entrée du tunnel. Au passage, il essuie quelques tirs de flèches alliés tandis qu'Adam essaye tant bien que mal de dire : "On est avec vous !"

Le mage fait un trou en moins de temps qu'il ne faut pour le dire puis s'y inflitre. Il creuse un tunnel à lui tout seul, suffisamment large pour faire passer des jomis. Une dizaine de minutes plus tard, le jomi se trouve sous la ville. Un instant plus tard, il se trouve à l'autre bout de la ville. 

Le jomi revient sur ses pas. Pendant ce temps, Adam a dit aux soldats de Qualrain qui creusaient d'arrêter ce qu'ils faisaient et d'attendre que le jomi finisse son travail. Le jomi ressort de son tunnel puis redevient mage. Ils dit à certains de prendre des outils pour finaliser l'accession vers l'intérieur de la ville. 

Des épéistes affluent dans le tunnel et se dirigent jusqu'au bout. Ils remontent la pente et retirent le dernier amas de terre qui les surplombe. Les soldats de Melios ne se doutent pas qu'à l'autre bout de la ville, de nombreux soldats de Qualrain sont en train de de surgir de sous la terre. 

Quand ils sont suffisamment nombreux, les soldats Qualrain prennent la direction de la porte de la ville. Les ennemis les remarquent et un combat au corps à corps commence entre les épéistes. Les arbalétriers de melios sont également de la partie.

Là encore, c'est un désastre. Les soldats de Melios ont réussi à repousser l'assaut venant de leurs arrières. Pendant ce temps, les bateaux ennemis se sont positionnés face à la ville. Le commandant de Melios est en train de fuir vers l'un d'eux à l'aide d'une barque. Il finit par être remonté. 

L'un des soldats de Qualrain qui s'était inflitré dans l'enceinte est pourchassé par ses ennemis. Il parvient cependant à trouver refuge à l'intérieur de la prison. Il entend des cris venant des sous-sols. Il trouve des clés et descend les marches se trouvant derrière une porte barrée. 

Des centaines de prisonniers civils ont été amassés dans les cellules de la prison. Quand ils voient le soldat, ils demandent à être libérés. Une idée lui vient : " Silence !" dit-il. Mais les prisonniers continuent à crier. 

Il ressort de la pièce. Il entre à nouveau. Il crie encore : " Taisez-vous ! " Les prisonniers semblent être à bout. Le soldat ressort. Les esprits se sont calmés. Il revient encore. Il crie à nouveau : " Silence ! " Des prisonniers l'ayant compris le suivent. Ils crient en choeur : " Silence ! "

Le calme est revenu dans la prison. Le soldat leur dit ce qu'il se passe à l'extérieur. Il leur dit aussi qu'il va les libérer, qu'il leur faudra aller vers la porte de la ville et s'emparer des armes qu'il trouveront sur leur chemin afin d'attaquer les ennemis.

Le soldat les libère, cellule par cellule. Ceci se fait dans le plus grand des calmes. Ils sortent de la prison et se dirigent vers la porte de la ville. De leur côtés, d'autres soldats de Qualrain sortent de terre. Les soldats ennemis se trouvent soudainement assaillis par les nouveaux arrivants. 

Le premier mur attaqué par les tirs de trébuchets finit par s'écrouler. Tous les soldats se trouvant en contrebas s'engouffrent dans le passage. Les ennemis au sol sont pris de panique lorsqu'ils constatent que le mur a cédé. Qui plus est, ils sont attaqués par trois côtés. 

Les soldats de Melios tombent un à un. Adam aussi fait parti des combattants engagés dans la ville. Son épée flambe. Il est comme possédé. Il constate que des tirs de flèches ennemis viennent s'abattre sur les hommes se battant sur le sol. D'ailleurs, ces flèches ne font plus de distinction entre ennemis et alliés ; tout le monde y a droit. 

Adam trouve l'entrée d'une tour et parvient au sommet. Il se débarrase de trois soldats ennemis puis parcoure le chemin de ronde. Les envoyés de Melios sont expédiés dans l'au-delà à coups de taille et d'estocade. D'autres soldats de Qualrain parviennent dans les hauteurs et participent à la neutralisation des archers et lanciers ennemis. 

Ponctuellement, Adam prend son arc pour viser des arbalétriers ou des épéistes ennemis qui tenteraient de donner un coup de grâce aux soldats de son camp. Le combat ne s'éternise pas, les soldats ennemis protégeant la ville sont terrassés. 

Certains, du royaume du Nord, commencent à crier victoire et à entonner des chansons. Rapidement, des boulets tirés depuis les bâteaux les font cesser. Ils sont en train de détruire Tchaïdeniz. Le mage, aux côtés du général, se rappelle que des renforts envoyés par Melios allaient arriver. 

Le mage se transforme en dragon. Il survole la ville qui est en train d'être détruite à coups de boulets envoyés simultanément. Il contourne les bâteaux, prend son souffle, et une gigantesque flamme est propulsée hors de sa bouche. L'un des deux bâteau prend feu. 

Pendant ce temps, depuis l'autre bâteau, où s'était réfugié le commandant ennemi, des soldats ennemis ont eu le temps de pointer leurs canons sur le dragon. Ils tirent. Le dragon en esquive la plupart mais est finalement touché. Il tombe dans la mer.

Le deuxième bateau reprend le pillonage des maisons et autres bâtisses de Tchaïdeniz. Les soldats de Qualrain et les prisonniers encore vivants fuient la ville. Adam fait de même. De son côté, le roi du Nord est effrondé par le disparition de son ami, le mage. Il n'a pas vu que dans le même temps, l'Oracle avait repositionné ses osselets sur la table. Celle-ci lui dit : "Les signes sont de bon augure."

De la mer, surgit alors une créature : il s'agit du mage ! Celui-ci vient de se transformer en jomi ! Ayant pied, il assène des coups de points sur la coque du bâteau. Les planches se cassent et s'envolent. Le bâteau prend l'eau. A bord, le commandant et les soldats ennemis sont troublés. Le jomi parvient à monter à bord et, furieux, il casse et écrase tout ce qu'il peut. Ils essuit à nouveau quelques coups mais le bâteau finit par couler, le commandant adverse aussi. Le mage se transforme en pigeon et regagne la côte en direction de ses alliés. 

On n'entend plus un bruit. Le pigeon se pose. Le mage apparaît au milieu des soldats puis dit : " La ville est sauvée ! " Les soldats éclatent de joie. Les citadins les accompagnent. La bataille fut rude, mais la bataille est gagnée.

La lune éclaire le champs de la bataille. Adam vide le contenu de sa gourde et restaure son épée. Durant le combat, il a atteint quatorze soldats ennemis. 

La ville de Tchaïdeniz est repassée sous le gyron de Qualrain aussi bien officiellement, qu'officieusement. Cependant, les rues sont jonchées de cadavres. Et s'il n'y avait que ça : la ville est presque entièrement démolie. Il ne reste que quelques bâtiments encore debouts. Des citadins qui n'avaient pas pris au sérieux les affiches ont également péris. 

Devant la cité, le général et ses troupes, ainsi que le mage et Adam, célèbrent leur victoire mais ne peuvent s'empêcher de penser à cette ville qui a été mise à feu et à sang. Les citadins restés en retrait voudraient rentrer chez eux mais les soldats leur demande de passer la nuit dans leur camp. D'ailleurs, tout le monde passera la nuit à l'extérieur de la ville. 

Les cuisiniers préparent le repas. Adam n'a pas faim. A la limite, il a soif, alors il boit. Il repense à ses multiples combats. Lui, qui a été confronté à la violence quasiment depuis le début de son aventure, se rend compte à quel point il a changé. Il voulait partir en voyage, découvrir le monde, et voilà qu'il vient encore de prendre une dizaine de nouvelles vies. Il prend congé de ses amis et trouve un coin pour s'y allonger. Le sol est sec, la température est douce. Il s'endort. 


--> Adam a une armure en cuir avancée, l'épée d'Osgoth, un arc et un carquois avec 12 flèches jomi, un livre sur les créatures, le parchemin d'Hector, le quart d'une feuille de papier, 70% d'un flacon d'encre, un flacon d'huile de jomi utilisé deux fois, un chiffon, une bague anti-spectre en or, une calame, 1 morceau de viande séchée, une gourde vide, une bourse contenant 1775 sous et une lettre de change de 6000 sous. Ses faits d'arme : un troll des campagnes, un gobelin migrateur, cinq brigands, quatorze soldats de (seigneur sud), 2 harpies des marécages, 1 jomi, 1 nécromancien.


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